3. PRISE EN CHARGE DES DREPANOCYTAIRES
1. INVENTAIRE DES ACTIVITES DE SOINS NECESSAIRES.
La prise en charge moderne des drépanocytaires
nécessite le recours aux activités suivantes :
1) Consultations générales par des « drépanocytologues
» :
Pour le diagnostic, le suivi des parents (visite tous
les 3 mois en dehors des crises ou complications), pour avis thérapeutiques
et pour conseil génétique, y compris en vue d’un diagnostic pré natal.
2) Consultations de spécialités :
Elles sont de 2 types :
- Systématiques : chaque drépanocytaire doit être
vu une fois par an par les ophtalmologistes avec examens clinique et
angiographie rétinienne et par des cardiologues.
- A la demande : des consultations sont très souvent
nécessaire en ORL, stomatologie, orthopédie, immunologie (malades HIV
et HTLVI positifs), néphrologie, hépatologie, chirurgie viscérale, urologie,
gynécologie obstétrique, dermatologie.
Cette situation est proche de celle présentée
par l’hémophilie qui requiert des consultations régulières d’orthopédie
et de kinésithérapie. On doit noter cependant que le pléïotropisme des
atteintes pouvant survenir au cours de la drépanocytose étend très largement
la gamme des spécialités impliquées. Enfin, comme pour les autres maladies
chroniques invalidantes, des consultations de psychothérapie sont souvent
utiles.
3) Hospitalisations à domicile (HAD)
La drépanocytose engendre des situations
pathologiques traitables par H.A.D., notamment en ce qui concerne le traitement
d’éventuelles hémosidéroses (excès de fer accumulé dans l’organisme par
des transfusions répétées), des ulcères des jambes, des séquelles neurologiques
et orthopédiques.
L’HAD est également requise en cas d’oxygénothérapie,
de détresse sociale et de certaines séances de transfusions.
4) Hospitalisations en médecine interne
/ pédiatrie
Celles-ci sont essentiellement dues5)
Hospitalisations en services spécialisés
Ces services concernent pratiquement toutes
les spécialités vues précédemment avec une fréquentation particulièrement
élevée en orthopédie, néphrologie, dermatologie, chirurgie viscérale,
cardiologie, réanimation médicale, service porte, hématologie (greffe
de moelle allo génique pour les cas extrêmement sévères), obstétrique
(grossesses à très haut risque).
6) Hospitalisations de jour
Elles sont nécessitées pour des bilans
périodiques ou en cas de suspicion d’une complication et pour les protocoles
thérapeutiques les plus lourds, comportant souvent des transfusions.
7) Activités du plateau technique
A – Biochimie, biologie moléculaire de
l’Hb : leur activité consiste en examens spécialisés de biochimie de l’Hb
pour la caractérisation du phénotype et du génotype des patients, pour
la détection des associations (thalassémies, déficits enzymatiques et
membranaires), pour la réalisation du diagnostic prénatal et l’évaluation
de thérapeutiques nouvelles.
7) Activités du plateau technique
B - Biochimie générale, hématologique,
microbiologique, immunologie. Ces laboratoires sont naturellement très
sollicités avec une mention particulière pour ceux qui effectuent les
examens concernant l’HIV (virus du SIDA) et le phénotypage des éléments
figuré du sang en vue d’éviter les immunisations chez ces polytransfusés.
C - Imagerie : le recours à cette spécialité
est orienté par les complications. Elle est fréquemment utilisée pour
les patients de plus de 30 ans. La tomodensitométrie et l’IRM sont de
plus en plus nécessaires.
aux problèmes posés par les poussées
algiques importantes très caractéristiques de cette maladie, les infections
non contrôlables en ambulatoire, les accentuations mal tolérées de l’anémie
et naturellement un certain nombre d’infarctus viscéraux ne justifiant
pas une hospitalisation en service spécialisé.
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