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FEDERATION des MALADES  DREPANOCYTAIRES et  THALASSEMIQUES

 

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Dossier sur la Drépanocytose - Dr. Alain GOLDCHER

LA DREPANOCYTOSE DOSSIER D’INFORMATION 1995

Docteur Alain GOLDCHER

 

 
1. QU’ EST-CE QUE LA DREPANOCYTOSE ? 
  1. C’EST UNE MALADIE HEREDITAIRE 
  2. C’EST UNE MALADIE DES GENES DE L’HEMOGLOBINE 
  3. C’EST UNE MALADIE DU SANG 
  4. DIAGNOSTIC DE LA DREPANOCYTOSE 
  5. PRINCIPALES MANIFESTATIONS CLINIQUES 
  6. PRINCIPES THERAPEUTIQUES 
 
2. EPIDEMIOLOGIE DE LA DREPANOCYTOSE 

  1. ORIGINE DE LA MALADIE. 
  2. DREPANOCYTOSE DANS LE MONDE. 
  3. DREPANOCYTOSE DANS LES DOM TOM. 
  4. DREPANOCYTOSE EN FRANCE METROPOLITAINE. 
 
3. PRISE EN CHARGE DES DREPANOCYTAIRES 
  1. INVENTAIRE DES ACTIVITES DE SOINS NECESSAIRES 
  2. PRISE EN CHARGE MEDICALE 
  3. PRISE EN CHARGE PSYCHOLOGIQUE 
  4. PRISE EN CHARGE SOCIALE 
 
4. CENTRE DE LA DREPANOCYTOSE ?
  1. POURQUOI UN CENTRE. 
  2. SCHEMA D’ORGANISATION D’UN CENTRE. 
  3. EVALUATION D’UNE CARTE SANITAIRE EN FRANCE. 
  4. LES ADRESSES UTILES. 
  5. POUR EN SAVOIR PLUS. 

2. EPIDEMIOLOGIE DE LA DREPANOCYTOSE?

 

1. ORIGINE DE LA MALADIE.

En tant que phénomène héréditaire, rien ne distingue la drépanocytose des quelques 4000 autres maladies d’origine génétique. Sa seule particularité réside dans sa grande fréquence dans certaines populations : communautés noires certaines communautés méditerranéennes ou des Indes.

 

2. LA DREPANOCYTOSE DANS LE MONDE.

La fréquence de maladie est particulièrement importante en Afrique inter tropicale, puisque 1 à 2 % des nouveaux nés sont homozygotes SS. En raison des conditions socio-économiques locales, la mortalité infantile avoisine les 10%.

Au Togo, la fréquence du trait S (hétérozygote) est estimée à 16 % et celle des homozygotes à 3% (plus de 102 000 malades).

Au Gabon, le trait S est présent chez plus de 24% des sujets et les malades représentent environ 2% de la population totale.

Chez les haïtiens, les fréquences rapportées de transmetteurs vont de 10 à 12% pour les personnes AS et de 2 à 4 % pour les AC.

En Algérie la fréquence des hétérozygotes et de 1.2% (quelques foyers à 5%) pour la drépanocytose, 1.6% pour la b thalassémie et de 1% pour l’HbC.

 

3. LA DREPANOCYTOSE DANS LES DOM TOM.

En Guadeloupe, le dépistage néo natal de 86% des naissances de 1984 à 1991 a permis de détecter 8,01% de porteurs de trait S, 2,46% pour le trait C et 163 enfants porteurs d’une maladie de L’Hb, soit environ 4 nouveau-nés sur 1000.

Les chiffres sont à peu près identiques à la Martinique et en Guyane.

A la réunion, la fréquence des hétérozygotes est estimée à 4,5% et celle des homozygotes à 0,1% à la naissance, soit environ 13 cas par an.

 

4. LA DREPANOCYTOSE EN FRANCE METROPOLITAINE.

Par sa fréquence chez les nouveau-nés, elle est la troisième maladie héréditaire en France et la première en Ile de France. Rappelons que la fréquence nationale de la mucoviscidose, maladie la plus fréquente, est de 1/2800. En France métropolitaine, la drépanocytose n’a fait l’objet d’aucune étude épidémiologique générale. Il n’existe pas de registre national officiel. La carte sanitaire présentée n’est donc que provisoire et se fonde sur divers recoupements qui en sont résumé les suivants :

  • Il y a au moins 4000 patients en France métropolitaine dont environ 2000 dans le grand Paris.
  • Dans le Val de Marne, département moyennement affecté, 4.500 accouchements sur 10.000 ont été pratiqués sur des femmes appartenant à des groupes à risques (soit 45%) et 15 homozygotes ont ainsi été détectés.

D’après ces chiffres, un peu grossiers, on peut s’attendre à ce que 180 à 220 enfants naissent drépanocytaires ou thalassémiques en France métropolitaine chaque année, le ratio drépanocytose/thalassémie étant de 10/1 environ.

Niveau de rique Zone géographique
Risque très élevé Afrique intertropicale
Inde (certaines régions)
Risque élevé Antilles
Amérique du Sud (Guyane, Brésil …)
Noirs Nord Américains
Risque moyen Afrique du Nord
Réunion
Sicile
Grèce
Risque faible Portugal
Turquie
Moyen Orient
Israël

S’agissant d’une maladie héréditaire autosomique récessive, le risque est augmenté par la consanguinité

Fréquences observées

Les anomalies détectables et caractérisables au moment du dépistage sont (par chance) les principales maladies recherchées : syndromes drépanocytaires, b thalassémies et a thalassémies.

La situation est moins satisfaisante pour les formes hétérozygotes puisque que les traits D doivent être réétudiés pour être caractérisés et les traits b thalassémiques ne sont pas aisément détectables à la naissance.

D’autre part, les a thalassémies, très fréquentes, ne sont pas identifiables à partir d’échantillons de sang séché. D’après une étude des nouveaux-nés plusieurs années et sur plusieurs sites en France,la prévalence à la naissance de la drépanocytose varie de 1/550 à St Denis à 1/16.000 à Lille.

Quant à la fréquence des hétérozygotes elle varie de 1/69 à l’hôpital Necker à 1/719 à Lille.

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