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Globinoscope 44 |
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• Revue trimestrielle de SOS Globi |
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GLOBINOSCOPE |
NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
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Ah ! le bel été |
| SOS
Globi a eu une activité soutenue de mai à juillet. Ainsi, début mai
nous avons participé à une conférence à CHOISY-le-ROI et proposé un
dépistage gratuit. Le 25 mai nous avons été invités à l’hôtel Matignon
par monsieur Jean Pierre RAFFARIN, Premier Ministre et monsieur
Jean François LAMOUR, Ministre de
la jeunesse, des sports et du milieu associatif pour assister au lancement
de la Grande Cause Nationale de la Fraternité, pour une reconnaissance
et la valorisation de la vie associative. Après notre participation
au groupe de travail à la Direction Générale de la Santé, nous avons
diffusé le plus largement la « Globi News » sur les recommandations
en cas de grande chaleur. Nous avons participé, à la demande de l’A.N.A.E.S.,
à la relecture des recommandations de la prise en charge de l’enfant
et de l’adolescent drépanocytaires. |
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Enfin,
cerise sur le gâteau, nous avons eu l’honneur d’être invités par la
Présidence de la République à assister aux festivités du 14 juillet. Nous remercions chaleureusement Madame Bernadette CHIRAC et nous avons été sensibles
à sa gentillesse et son dévouement aux causes humanitaires.
Ces
événements sont pour nous un encouragement et nous avons la faiblesse
d’y voir une forme de consécration qui souligne le sérieux de notre
travail.
Générosité
L’association
F-DOM 91 et SOS Globi, en coopération avec la commune de Sainte-Geneviève
des Bois, la communauté d’agglomération du Val d’Orge, le conseil régional
d’Île-de-France et l’aide de l ‘association Objectif Parents et
bien d’autres, font appel à votre générosité et à participer à la journée
« ACTION DREPANOCYTOSE » le 2 octobre 2004 en faveur de la
recherche clinique de la drépanocytose. Avec le soutien de madame Jocelyne BEROARD, cette journée débutera par une
conférence débat animée par le professeur Frédéric GALACTEROS, le docteur
Dora BACHIR de l’hôpital Henri Mondor et les docteurs Antoine LEBLANC
et Adrien MAY, pédiatres au Centre Hospitalier Sud Francilien d’Evry.
La journée se poursuivra par des concerts l’après-midi et en soirée,
prétextes à collecter des fonds pour la recherche sur la drépanocytose.
Vous trouverez dans votre journal une invitation à soutenir cette action.
Soyons généreux, aidons la recherche.
Patricia JEANVILLE |
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| CONFERENCE DEBAT A CHOISY-LE-ROI |
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Cette rencontre du 5juin
2004 concrétise une année de travail en multi partenariat. L’objectif
de cette rencontre était de faire connaître la drépanocytose, d’engager
un mouvement de solidarité envers les familles, d’informer et de sensibiliser
le maximum de personnes sur la ville de Choisy-le-Roi pour permettre
une meilleure prise en charge des familles. Cette rencontre a répondu
aux attentes des un et des autres. Le public était présent, participant
aux échanges et pour beaucoup ce fut riche en enseignement.
Docteur Haïet MEHIRI Service
Communal Hygiène et Santé |
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Le docteur Dora BACHIR, hématologue à l’hôpital
Henri Mondor, a présenté la drépanocytose. Il n’existe pas de registre
des drépanocytaires, cependant il y aurait plus de 5000 malades en France,
essentiellement dans les grandes villes, plus particulièrement en Ile-de-France.
Chaque année, en France, il naît 300 enfants drépanocytaires, dont plus
de 200 en région parisienne. La majorité des couples ayant un enfant
malade ignoraient qu’ils étaient transmetteurs. Les enfants drépanocytaires
sont dépistés et pris en charge dès la naissance. La maladie se manifeste
à 3 mois de vie.
Le docteur L’ESPRIT,
pédiatre à l’Intercommunal de Créteil a apporté certaines précisions
concernant le dépistage à la naissance : c’est un dépistage ciblé
sur les populations à risque. Il existe un pédiatre référent dans le
Val-de-Marne qui centralise les informations provenant de différentes
structures (services maternités et PMI) pour améliorer la prise en charge,
obtenir des statistiques et avancer vers un réel programme de santé
publique. Le service de pédiatrie de l’hôpital Intercommunal de Créteil
suit quasi 400 enfants drépanocytaires. |
Un débat animé
Le public est intervenu
sur le dépistage à la naissance, pour se faire préciser le fonctionnement
et l’objectif prioritaire de prise en charge des enfants atteints. Cependant,
une question fut abordée par la salle : qu’en est-il des nouveau-nés
transmetteurs ? Aujourd’hui, il y a débat sur ce problème,
les avis divergent chez les promoteurs du dépistage. Quant à elle, la
salle s‘est prononcée largement pour le dépistage des transmetteurs
suivant ainsi l’association
SOS Globi qui a rappelé que la prévention commence
par l’information.
Le docteur BACHIR a soulevé
le problème du ciblage du dépistage, stigmatisant une société de plus
en plus métissée (en Ile-de-France, 1 nouveau-né sur 2 est dépisté pour
la drépanocytose sur des caractères de populations à risques), tout
en soulignant l’importance du dépistage, car il est le gage d’une amélioration
considérable de la qualité de vie des malades.
Le docteur AÏOUTZ, médecin
scolaire sur le secteur d’Orly et madame TAMARA, infirmière scolaire
au lycée Jacques Brel, ont abordé le Protocole d’Accueil Individualisé
(PAI) en milieu scolaire. |
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Globinoscope - Revue
trimestrielle de SOS Globi - Numéro
44 – Septembre 2004 |
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Patricia JEANVILLE, présidente
de SOS Globi, a informé des efforts de l’Education Nationale, de l’INSERM,
du Rectorat de Créteil pour élaborer un PAI spécial drépanocytaires.
Il est essentiel que les parents demandent le PAI dès la scolarité de
l’enfant et poursuivent, même si à l’adolescence certains jeunes préfèrent
banaliser leur maladie.
Madame PASQUIER, responsable
de PMI, fait part de leurs pratiques professionnelles : dans le
Val-de-Marne, la PMI intervient en vérifiant de façon systématique que
les enfants soient effectivement dépistés.
Une sage-femme exerçant au planning familial
(CPEF) propose le dépistage des transmetteurs au moment de la consultation
des jeunes filles.
La salle entraîne l’assemblée
sur le problème de la prise en charge en Afrique, avec questionnement
et témoignages personnels. Le docteur BACHIR informe que le Réseau Francophone
de Lutte contre la Drépanocytose (RFLD) travaille sur l’information
et l’accès aux soins. L’OMS en a également fait une priorité de santé
publique en Afrique, mais il y a également d’autres priorités comme
le SIDA et la dénutrition. Un colloque international a été organisé
par le RFLD à COTONOU en janvier 2004, le prochain aura lieu à DAKAR
en 2006.
Une personne dans le public
fait rebondir le débat : « Quelles sont les actions qu’un
citoyen peut mener pour mobiliser les pouvoirs publics, les sensibiliser
sur les moyens à mettre en œuvre pour l’information et le dépistage
des transmetteurs ? »
Une réponse possible :
soutenir les actions de SOS Globi, participer à la vie de l’association
qui a besoin d’avoir des bénévoles pour assurer par exemple des permanences
téléphoniques. |
La salle réclame d’en savoir
plus sur l’association. SOS Globi se compose de 650 membres, possède
plusieurs outils d’information : un service de presse, un service
d’écoute téléphonique, des brochures, un bulletin trimestriel… Elle
dispose d’un réseau constitué d’une centaine de médecins. Cependant,
elle présente des difficultés de moyens pour accueillir les familles
car elle n’a pas de local, donc pas de possibilités d’être plus à l’écoute
des familles.
Monsieur LEMARCHAND
Membre d’Honneur de SOS Globi
La
présence des élus, monsieur LEMARCHAND, Maire Adjoint en charge de la
santé et monsieur DUPUIS, conseiller municipal, est un plus dans ce
genre de conférence et souligne ainsi l’intérêt porté par la ville pour
soutenir les actions menées en faveur de la santé en direction de la
population.
Dès l’introduction de notre
conférence, Patricia JEANVILLE a tenu à remercier et honorer monsieur
LEMARCHAND. Elle l’a nommé « Membre d’Honneur de l’association
SOS Globi ».
Monsieur LEMARCHAND, conscient
de la réalité de la drépanocytose et des difficultés de SOS Globi, a
insisté pour la poursuite de l’effort accompli par la ville dans ce
partenariat et souhaite, dans un esprit de pérennité, soumettre à l’ensemble
de la municipalité l’idée d’une continuité et d’un soutien à SOS Globi
dans la recherche d’un local. Ce n’est finalement que le début des d’actions
à entreprendre avec l’appui de la ville de CHOISY-LE-ROI.
La réunion s’est terminée en partageant un sentiment
positif et par la proposition d’un dépistage gratuit. Une dizaine de
personnes ont accepté le dépistage. |
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L’ACCUEIL AUX URGENCES
Nous avons consacré une
réunion d’information sur l’accueil des drépanocytaires aux urgences.
Si l’amélioration fait l’unanimité, certains ont souligné l’accueil
différent entre les hôpitaux. Les témoignages des parents insistent
sur la nécessité d’améliorer globalement la connaissance du milieu médicale
en ce qui concerne la drépanocytose. |
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Le vécu des parents
Le combat d’une mère
Je tiens à témoigner de
l’accueil et de la prise en charge de ma fille aux urgences d’un hôpital
parisien
Madame Pascale JEANNOT
Au mois de février 2003,
suite à un œdème de Quincke, ma fille a été emmenée par les pompiers
aux urgences d’un hôpital Parisien, ceci après avoir donner les premiers
soins (adrénaline, etc.).
A son arrivée, on lui a
fait les examens nécessaires, cliniques et radio du thorax. Quelques
temps plus tard le médecin estime que mon enfant est sortante et que
le suivi devra se faire en ville.
Pas de lit
libre à l’hôpital
Je lui précise que ma fille
a toujours des douleurs dans la poitrine, le médecin me répond que c’est
normal vu son œdème de Quincke. Ma fille a toujours 39° de fièvre, mais
le médecin déclare que les soins peuvent être faits en ville et qu’elle
n’a pas de lit pour l’hospitaliser. Je lui ai demandé de la transférer
sur Necker, mais elle n’a pas appelé. J’estime que ce transfert aurait
du se faire, d’autant plus que, comme à mon habitude, j’ai informé que
ma fille était drépanocytaire homozygote SS. |
Discussion...
sourde oreille !
Je lui ai rappelé que dans
son cas, douleurs et fièvre, le médecin spécialiste qui suit ma fille
préconise une hospitalisation. Mais peine perdue, ce médecin des urgences
n’a rien voulu savoir. Devant tous ces refus, de guerre las, je suis
repartie chez moi, mais décidée à ne pas en rester là.
Dans la journée, la fièvre
a tout de même baissée et ma fille semblait aller mieux. Deux jours
plus tard, j’ai appris qu’elle avait une pneumopathie du poumon droit
(il était quasiment blanc). Elle ne pouvait plus parler, ni respirer
normalement. Bien entendu, elle a été prise en charge, mais dans un
autre hôpital.
Je trouve ce genre d’expérience
inadmissible, car cela se fait au péril de la vie de nos enfants. La drépanocytose est
ignorée en tant que maladie grave. Je note l’ignorance du personnel
médical par rapport aux conséquences de cette maladie et du danger qu’ils
nous font courir. Est-ce si compliqué de faire appel à des confrères ?
de demander conseil auprès des spécialistes ? ou même auprès des
parents, du médecin traitant ? cela ne coûte rien, sauf, peut-être
« un coup dur pour l’orgueil de certains soignants ».
Afin que d’autres drépanocytaires
ne subissent pas le même sort, je témoigne pour lancer un cri d’alarme.
Comment mieux former les internes et les médecins sur la gravité de
la drépanocytose et la bonne pratique de prise en charge précoce des
symptômes de cette maladie ?
J’ajoute encore que les
parents et les malades ont leur mot à dire et doivent être pris en considération.
Nous vivons avec la maladie, nous apprenons à la connaître bien au-delà
des « plans cliniques ». C’est dans la parfaite compréhension
sur le plan de la surveillance et des soins que soignants, parents,
enfants, auront les meilleures chances d’éviter les problèmes trop graves
à nos enfants, et ainsi, lors de venues aux urgences, ils puissent connaître
très vite le silence de leur corps.
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Globinoscope - Revue
trimestrielle de SOS Globi - Numéro
44 – Septembre 2004 |
| ENTRE NOUS
Un avis à donner ! un site à faire
connaître ! Faites-le nous savoir en nous envoyant un mail, un courrier.
Servez-vous de vos relais : sos.globi@hmn-aphp.fr www.drepa.org |
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Je vous fais part d’une
expérience malheureuse que nous avons vécue avec ma fille, suite à un
accident scolaire et qui engage mon assurance la MAE.
Madame Pascale JEANNOT
Il est 13 h 20, en sortant
de la cantine, ma fille a reçu un coup au genou de la part d’un petit
garçon. Ma fille et ses camarades en avertissent le surveillant qui
ne daigne pas me prévenir, car « Joy ne se plaignait pas trop ».
Vers 16 h 10, jugeant son état, la directrice me demande de venir chercher
ma fille, sans attendre l’heure de la sortie (18
h) « elle
s’est fait mal dans la cour ».
J’arrive à 16 h 30 (je
n’ai pas de voiture), ma fille est blême, les yeux jaunes, le genou
chaud et enflé. Je m’inquiète et m’insurge, pour quelles raisons n’ai-je
pas été avertie plus tôt ! « Comme joy ne se plaignait pas
trop, on pensait qu’elle n’avait pas mal ».
Direction Necker, en métro,
ma fille sur mon dos car elle ne pouvait plus mettre pied à terre, à
l’école personne n’a voulu m’aider.
Aux urgences, comme d’habitude,
en précisant qu’elle était drépanocytaire SS, nous avons été de suite
pris en charge. Après l’avoir examinée, le médecin fait marcher ma fille
qui boite une fois sur deux ! Le médecin pense que ce n’est pas
trop grave, avec des antalgiques et une pommade pour calmer la douleur
la voilà sortante. Cela ne me rassure pas, je lui rappelle les antécédents
de ma fille, je lui demande s’il ne serait pas possible de lui faire
une radio ou une échographie avant de se prononcer. Elle s’exécute et
elle nous donne un bon pour la radio et l’écho !
Résultats : ma fille
a un épanchement du liquide synovial et une fracture de la rotule. Un
mois de plâtre, des cannes anglaises et encore des difficultés….
J’ai été obligé de louer
une voiture pour pouvoir déplacer ma fille qui n’avait pas droit à l’appui.
Les déplacements lui demandaient beaucoup d’efforts car son plâtre de
4 kilos lui couvrait du haut de la cuisse à la cheville. Je n’ai pas
pu prendre suffisamment de jours pour rester près d’elle. L’aide à domicile
étant au-dessus de mes moyens, j’ai confié ma fille à des amis pour
la garder.
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Lors d’un déplacement,
Joy fait un malaise, devient toute bleue, elle a de fortes palpitations,
elle ne peut plus respirer… trop d’efforts, la lourdeur de son plâtre,
ses béquilles…
N’ayant aucun recours auprès
de mon assurance, je me décide à aller au siège défendre mon cas et
demander leur aide. Je leur explique les conséquences désastreuses sur
la santé de ma fille et demande éventuellement le remboursement des
frais supplémentaires induits.
Peine perdue… ces gens
ont réponse à tout… Il aurait fallu que je quantifie le kilométrage,
faire la part des déplacements nécessaires à ma fille. Ma fille a une
pathologie qui la fatigue plus que les autres enfants, son plâtre n’y
est pour rien ! Le fait de l’avoir emmener chez des amis relevait
de mon initiative, il aurait fallu que je prenne une aide à domicile.
Mais comment voulez-vous faire quand vous n’en avez pas les moyens ?
Mais le plus navrant suit,
je me suis entendu dire : « Qu’elle ait fait un malaise du
aux efforts occasionnés par son plâtre, cela ne nous concerne pas. Sa
maladie ne rentre pas en ligne de compte, dans son accident. Qu’elle
se fatigue beaucoup plus qu’une autre à cause de sa pathologie, ce n’est
pas notre problème ! La maladie de votre fille, on n’en a rien
à faire dans cette histoire puisque c’est antérieur à sa fracture »
De tels propos sont inhumains,
je constate tous les jours que sa fracture aggrave son état. Pensez-vous,
un plâtre sur une jambe entière d’un drépanocytaire n’occasionnerait
donc aucune gêne !
Fort de les relancer, l’assurance m’a, finalement,
remboursé 18 Euros de frais de taxi pour une consultation ! Malgré
tout, je voudrais comprendre ce qui motive de telles attitudes. Comment
peut-on ne pas voir la souffrance d’une enfant ? Comment peut-on
refuser ces aides ? Il est temps que la drépanocytose soit reconnue
comme une maladie grave, à ne pas prendre à la légère et dont les conséquences,
par négligence de certaines personnes, peuvent avoir des effets immédiats
sur la vie de tous les jours et pour la santé de nos enfants, car leur
temps est compté à chaque accident.
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| ENTRE NOUS
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Les drépanocytaires en province
ressentent encore plus profondément l’isolement. Moins bien informés,
beaucoup ne connaissent pas l’existence des associations. Aussi, nous
sommes très heureux de donner la parole à monsieur Karim Khadem, président de
SOS Globi Rhône-Alpes. Il est nécessaire de l’aider à rassembler les
familles de drépanocytaires de sa région.
“Je ne vais pas rappeler
ce qu’est la drépanocytose.
Il existe des témoignages
qui sont et restent marquants.
Cultiver
les paradoxes
Du simple fait de ne pas
avoir eu une bonne santé, j’ai su qu’il fallait s’épanouir autrement.
J’ai fait, en quelque sorte, de « ma faiblesse une force »
en m’investissant dans ma scolarité par exemple. Il est certain que
la maladie m’a parfois ralenti et m’a joué certains tours dans mon cursus
scolaire. Je ne suis pas entrain de dire que la drépanocytose est une
opportunité mais plutôt une source de combat que je mène chaque jour
sans que cela n’altère et ternisse mon envie de vivre.
Grâce aux soins et aux soutiens
sociaux, j’ai et je mène une activité professionnelle. Je ne perds pas
de vue que nous avons la chance de pouvoir faire connaître cette maladie
qui est source de frustrations et de drames familiaux souvent mals connus
du grand public et des administrations. En tant que malade, il m’a été
difficile de parler de cette maladie dans mon entourage proche et dans
mon milieu professionnel. Malgré cela, pour moi, le vrai combat c’est
d’en parler, de « Vivre avec » cette maladie, en dépassant
la gêne et de ne pas en avoir honte.
Être utile à en être fier
Depuis que j’ai créé SOS
GLOBI Rhône Alpes, il m’est plus facile d’aborder le sujet avec des
gens qui ne connaissent pas les conséquences sanitaires et sociales
de cette maladie. J’ai la chance de m’investir dans une association
qui apporte un peu d’espoir à des familles qui se posent des questions
sur « le quotidien de l’enfant malade ». J’éprouve d’avantage
de fierté, par le simple fait de m’investir dans cette association,
à rendre service, simplement en apportant des informations aux
malades, aux familles ou à tous ceux que je croise. |
Rompre son isolement
Pour certains drépanocytaires,
il est difficile de déchirer le drap du silence qui nous enveloppe et
nous offre un pseudo confort. Moi-même, je vivais dans cet état d’esprit.
Cependant, j’observais, au fil des années (pendant mon adolescence –
adulte), ma prise en charge s’effilocher. Force est de constater que
plus on est seul plus on est en proie à toutes les pressions.
Le combat de tous
Il ne tient qu’à nous de
nous exprimer, malades, familles, et associations pour réclamer et apporter
d’avantage de moyens pour la recherche, dire combien est important le
soutien familial et surtout casser l’isolement des malades afin qu’ils
trouvent « un mieux être ».
Je
finirai par saluer le travail des associations ADDM – SOS GLOBI – APIPD
(et toutes celles que j’ oublie) qui mènent le même combat. Je conclurai
par cette citation de Sénèque : « Ce n’est pas que nous disposions
de très peu de temps, c’est plutôt que nous en perdons beaucoup ». Karim Khadem
COURRIER
Comme dans toute chose,
chaqun vie la maladie à sa façon, mais l’important est de confronter
ses expériences personnelles pour aller de l’avant et ainsi vivre en
s’enrichissant mutuellement. Voici la réponse de Grâce.
Yaoundé, le 9 juillet
“Salut, J’ai très bien reçu votre article qui est
très intéressant. Dans le journal, il y a une dame qui dit que vivre
avec la drépanocytose, c’est vivre avec l’épée de « Damoclès au-dessus
de la tête ». Moi, je n’approuve pas trop son affirmation. Il est
vrai que quand nous sommes malades, nous souffrons beaucoup mais, si
on essaye de se maintenir en bonne santé, on a plus autant de problèmes
comme lorsqu’on est malade.
Dans un autre numéro, il
y a des enfants drépanocytaires qui disent qu’ils ont du mal à avouer
leur maladie à l’école et à leurs copains. Moi, j’ai vraiment été choqué
par leurs déclarations. Dans ma classe, tous mes camarades savent que
je suis malade et ils me favorisent beaucoup.
Mes amis le savent aussi,
donc il n’y a pas de quoi être différent car c’est une maladie comme
les autres.
A bientôt Grâce” |
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Globinoscope - Revue
trimestrielle de SOS Globi - Numéro
44 – Septembre 2004 |
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ENTRE NOUS
Un avis à donner ! un site à faire
connaître ! Faites-le nous savoir en nous envoyant un mail, un courrier.
Servez-vous de vos relais : sos.globi@hmn-aphp.fr www.drepa.org |
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Depuis ma naissance, je
souffre de crises douloureuses. Mes parents, ne sachant pas de dont
il s‘agissait, ont été consulter de nombreux médecins avant que l’on
puisse leur donner le nom de la maladie : la drépanocytose. Depuis,
elle fait partie de ma vie au quotidien et elle a orienté la vie de
ma famille.
Mobilisation de la famille
Ma mère a changé de métier.
Elle est devenue infirmière pour être présente lors de mes fréquents
séjours à l’hôpital. Ma plus jeune sœur m’a soutenu tout au long de
ma scolarité, m’aidant pour mes devoirs et me servant de professeur
lors de mes hospitalisations. Ma sœur aînée a appris des techniques
de massage pour me permettre de me détendre lors de mes crises. Toute
ma famille était à l’écoute de cette maladie et avec leur aide j’ai
fait face. J’ai pu avoir une adolescence normale et réussir dans mes
études.
Un moral à toute épreuve
Ainsi, grâce à ma détermination,
j’ai un métier passionnant à responsabilité. Je n’ai jamais eu à cacher
mon état de santé et j’ai prouvé
que malgré mon handicap je pouvais assurer mes tâches professionnelles.
Ma maladie m’a rattrapée,
j’ai fait un syndrome thoracique aigu. Etant difficilement transfusable,
j’ai accepté de prendre l’Hydréa et d’avoir de l’oxygène à domicile.
Le bonheur d’être mère
Magré cette aggravation,
j’ai mis au monde ma fille, Karla, avec l’aide du docteur Dora Bachir
et les équipes médicales de l’hôpital Henri Mondor et de l’Intercommunal
de Créteil. Aujourd’hui, les aléas de la vie font que je suis seule
à élever ma fille et par reconnaissance au milieu médical je m’investi
dans l’association SOS Globi, pour témoigner de mes combats et informer,
communiquer sur cette maladie notamment au travers du site www.drepa.org mais aussi pour aider la recherche. |
Il est certain que la drépanocytose
m’a forgé le caractère et a développé en moi cet esprit de combativité.
Je me sens forte pour avancer dans la vie avec ma fille car je fonde
beaucoup d’espoir dans la recherche. Etre dans l’association et vouloir
aider la recherche, c’est avant tout s’ouvrir aux autres, s’épanouir
soi-même et espérer légitimement à un avenir meilleur pour tous.
Je remercie ainsi tout
le milieu médical, chercheurs, médecins, professeurs, infirmières, aide-soignantes,
qui chaque jour sauvent nos vies et calment nos souffrances.
Raphaëlle
INTEGRASCOL www.integrascol.fr
Intégrascol est un nouveau site destiné aux enseignants
et aux professionnels de l’éducation amenés à accueillir des enfants
malades et/ou handicapés.
Ce projet a le soutien du ministère de l”Education
Nationale, du ministère de la Santé et du secrétariat d”Etat aux Personnes
Handicapées et reçoit le patronage de l Académie de médecine.
Ce site à pour but de faciliter l’intégration
de ces enfants en proposant :
-
une information validée sur les maladies
pour en décrire les principales conséquences sur la vie scolaire,
-
des liens vers d’autres sources d’information,
-
d’autres sites d’associations,
-
un espace d’échange d’expériences et de
témoignages et, à terme, un forum de discussion.
La drépanocytose fait l’objet d’une fiche
maladie que vous pouvez télécharger. Vous y trouverez également le Projet d’Accueil Individualisé P.A.I. utile pour améliorer la prise en charge de votre enfant.
Intégrascol est un outil pour
les enseignants, aussi n’hésitez pas à leur donner l’adresse du site.
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| Samedi 2 octobre “Action
drépanocytose”
à Sainte-Geneviève-des-Bois 91 |
| GENEROSITE – GENETIQUE
– Ste-GENEVIEVE-des-BOIS
En collaboration avec l’association
F-DOM 91
SOUTENONS LA RECHERCHE – APPEL AUX DONS
« La drépanocytose a un immense besoin de recherche pour améliorer
les multiples problèmes de traitement et de santé publique… C’est dire
si nous sommes extrêmement attentifs aux efforts petits ou grands qui
pourront contribuer à faire travailler la recherche sur ces questions…
Nous avons besoin de votre soutien et les patients avec leur famille
y trouveront un grand espoir. » Professeur Frédéric GALACTEROS
Le 2 octobre sera l’aboutissement du travail entamé depuis plus
d’un an par l’association F-DOM de Sainte Geneviève des Bois et SOS
Globi. La drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquemment
dépistée en Ile-de-France et peu le savent. Informer la population est
un devoir car informer est fondamental pour une prévention efficace.
TROIS RENDEZ-VOUS
CONSERVATOIRE RUDOLF NOUREEV, 3, rue Romain Rolland (quartier
du parc Pablo Neruda)
CONFERENCE-DEBAT : INFORMATION,
DREPANOCYTOSE ET DEPISTAGE
10 heures
: dans la matinée du 2 octobre, nous proposerons une conférence-débat,
avec les équipes médicales de l’hôpital Henri Mondor de CRETEIL et du
service de pédiatrie du Centre Hospitalier Francilien d’EVRY, pour informer
et sensibiliser au dépistage.
SALLE GERARD
PHILIPPE, rue Marc Sangnier (quartier de l’hôtel de ville et du donjon)
MUSIQUE, GENEROSITE, DONS,
RECHERCHE CLINIQUE, REPANOCYTOSE
15 heures : l’après-midi, nous assisterons à
un concert de Gospel et à une comédie musicale.
20 heures : en soirée nous danserons au son des
musiques caraïbéennes et latines.
L’objectif
est de collecter des dons pour la recherche, aussi nous vous invitons
à assister aux concerts.
L’entrée est fixée à 10 Euros. Une réduction est prévue pour
les familles nombreuses, l’entrée sera gratuite pour les enfants de
moins de 10 ans. Le don sera votre laissez passer et vous permettra
d’assister aux deux concerts. Même si vous ne pouvez pas être présent,
vous pouvez, dès à présent, sensibiliser vos proches, vos
amis, vos collègues et participer à cet élan de GENEROSITE. Nous
avons besoin de la recherche, la recherche à besoin de nous. |
| Accès à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne 91) SNCF ligne C
- Autoroute
A6, porte d’Orléans en direction de Lyon – sortie Morsang-sur-Orge,
direction STE GENEVIEVE-DES-BOIS centre ou sortie Viry-Châtillon/Fleury-Mérogis,
continuer sur la N445 vers Fleury-Mérogis puis prendre la direction
STE GENEVIEVE-DES-BOIS centre
- Francilienne
(N104) : emprunter la sortie 40 Ste Geneviève des bois / Z.I. de la
Croix Blanche / Le Plessis-Pâté, direction STE GENEVIEVE-DES-BOIS centre
- Nationale
20, Nationale 7 |
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SOS GLOBI |
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 1_Qui sommes nous ?
 1_Qui sommes nous ?
 4_Rapport financier
 4_Rapport financier
 4_Rapport moral
 4_Rapport moral
 5_Nos affiches
 5_Nos affiches
 6_Action SoMaDre
 6_Action SoMaDre
 Groupes de paroles
 Groupes de paroles
 Interview
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 Témoignages
 Témoignages

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