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Globinoscope 43 |
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• Revue trimestrielle de SOS Globi
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GLOBINOSCOPE
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NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
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NECESSITE
DES ESPACES DE PAROLE POUR L’ACCOMPAGNEMENT PSYCHOLOGIQUE
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Les
groupes de parole ont un véritable succès auprès des familles et certains
pédiatres nous ont demandé d’étendre ce type d’accompagnement psychologique
dans leurs établissements. Ces groupes fonctionnent grâce au soutien
financier de la FONDATION DE FRANCE.
Nous remercions mesdames Manuela ROMERO, Françoise FREARD, toutes deux
psychologues et le docteur Françoise BERNAUDIN qui nous ont conseillés pour
répondre en 2001 à l’appel à projet lancé par la F.D.F.
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Ces
groupes doivent beaucoup à la personnalité de leur animateur, monsieur
Etsianat ONDONGH-ESSALT qui est parfait pour mettre à l’aise les parents et
les libérer du poids des mots cachés. Mais aussi à la volonté et à la
conscience professionnelle des personnels hospitaliers qui n’hésitent pas à
apporter, bien au-delà de leurs seules activités encadrées de soins, leur
soutien aux familles. Il nous est donc apparu nécessaire de vous faire
partager le quotidien de ces groupes.
Nous
consacrons dans ce numéro un dossier au groupe de parole du Centre
Hospitalier Sud Francilien d’EVRY. Monsieur ONDONGH-ESSALT dresse un bilan de
l’année passée et en tire les enseignements. Le docteur LEBLANC, chef de
service de pédiatrie, impliqué dans ce groupe avec le docteur MAY, souligne
l’importance de cet espace d’écoute pour sa pratique médicale. Enfin, les
parents témoignent de leurs difficultés et de la nécessité de ce soutien
psychologique.
Aujourd’hui,
le renouvellement de ces groupes de parole est d’actualité et de nouveau nous
comptons sur la Fondation de France pour nous y aider.
Fort
de cette expérience, ce nouveau projet tient compte :
- des
demandes du docteur RETALI du Centre Hospitalier René Dubos à CERGY-PONTOISE,
du docteur LORILLOUX du Centre Hospitalier de la Fontaine à SAINT-DENIS;
- de
la proposition du docteur LEBLANC d’élargir le groupe à la présence d’adultes
drépanocytaires pour enrichir la communication;
et pour répondre à
madame Olga OLATUNJI, maman d’un enfant drépanocytaire, qui nous rappelle le
rôle fondamental des associations au soutien des familles. Mais, je tiens à
exprimer encore que beaucoup de parents s’isolent car ils ne peuvent pas
imaginer que d’autres personnes puissent les aider, aussi est-il plus que
fondamental d’ouvrir plus de lieux d’écoute et de le faire savoir. Patricia JEANVILLE
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Monsieur Etsianat
ONDONGH-ESSALT
Ethnopsychologue Psychologue-Clinicien
Les groupes de parole proposés par SOS
Globi s’adressent :
- aux parents confrontés à l’annonce de la
drépanocytose à la naissance de leur enfant,
- aux familles (parents, fratrie, famille
élargie) ayant, au sein de la cellule familiale au moins un enfant atteint de
drépanocytose.
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L’ACCOMPAGNEMENT PSYCHOLOGIQUE
AVEC LA FONDATION DE FRANCE
- Ouvrir un espace de parole aux familles,
les aider ainsi à exprimer leur ressenti
- Rompre le
sentiment d’isolement souvent vécu par les familles
- Aborder les
interdis et tabous liés à l’identité culturelle
- Dédramatiser les
périodes de crises douloureuses afin de préserver la cellule familiale
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Une fréquentation assidue et
enthousiaste
L’année
2003 a été une année très riche avec le groupe de paroles des parents
d’enfants drépanocytaires de l’hôpital Louise Michel d’Evry dans le service
pédiatrique du docteur LEBLANC.
Tout
au long du premier semestre nous avons poursuivi le programme mensuel. Nous
avons eu en tout sept séances de groupe de parole. A compter de novembre
2003, un nouveau cycle de formation de six séances à été installé avec une
périodicité de deux fois par mois. Nous avons eu pendant l’année 2003, une
fréquentation moyenne de 10 personnes à chaque séance. Tous les participants
sont intervenus avec enthousiasme.
La
présence des parents, en particulier en début d’année 2003, était très
satisfaisante. Il y a eu la participation de quelques pères d’enfants malades
de la drépanocytose, mais nous avons constaté que la majeure partie des
groupes de parole était composée par les mères.
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Naissance d’une solidarité interfamiliale
Les
thèmes abordés touchent de près le vécu quotidien de ces familles,
quelquefois traumatisées à l’annonce du diagnostic pré ou post-natal de la
maladie de leur enfant. On peut citer par exemple : « génétique et
coutumes, l’enfant drépanocytaire à l’école, l’enfant drépanocytaire et les
voyages » etc.
Ces
thèmes ont tous été discutés à partir des expériences des participantes et
des participants. Certaines personnes n’ont pas hésité à s’impliquer
profondément dans la discussion en dévoilant, pour la première fois en
public, des expériences douloureusement vécues dans leur intimité.
Une solidarité inter
familiale s’est peu à peu formée. Les familles plus expérimentées et plus
aguerries dans la gestion de cette affection donnaient des conseils et leurs
petites trouvailles pour juguler l’angoisse des crises aiguës aux familles
primipares ou à d’autres familles dont les mères se retrouvent quasiment
seules à gérer cette pénible situation.
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 43 – Juin 2004
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Surprotection...
Déformation...Information
Au
travers de ces riches échanges parentaux, nous avons même appris des fausses
impressions et représentations sur les enfants drépanocytaires chez la
majeure partie des parents présents aux séances. Pour ne citer qu’un seul
exemple, prenons le domaine de l’école. La quasi totalité des parents nous
ont affirmé qu’ils avaient constaté que leurs enfants atteints de la
drépanocytose semblaient « plus intelligents » que les autres
enfants, comme si la drépanocytose augmentait les capacités cognitives de ces
enfants malades. Qu’est ce que cela signifie ?

Au
premier abord on peut se réjouir de cet investissement positif de ces enfants
malades car les parents les considèrent comme des enfants « doués »
malgré leur « handicap génétique ». Mais nous avons fait appel
au Dr MAY pour nous expliquer que d’après quelques études faites sur ce
sujet, on n’a découvert aucune performance intellectuelle particulière et
spécifique aux enfants drépanocytaires. Ce sont des enfants comme les autres,
sans plus.
L’enfant
drépanocytaire : un enfant comme un autre
Je pense que cet exemple est parlant. Il faut
lutter contre le désinvestissement des parents de l’enfant malade de la
drépanocytose, de même il faut démystifier les représentations de surhomme ou
de « super
intellectuel »
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affublées
à ces enfants car, dans un cas comme dans l’autre, ces considérations de
rejet ou de « toute puissance cognitive » peuvent isoler ces
enfants des autres. Le but de ces groupes de paroles est entre autres,
d’amener les parents à considérer ces enfants malades comme les autres afin
de permettre leur intégration dans la vie quotidienne moyennant quelques
aménagements liés aux contraintes de la maladie et/ou de soins.
Un accompagnement nécessaire,
indispensable
et durable...
Ce
groupe de paroles de l’Hôpital Louise Michel d’Evry a été et continue à se
révéler comme une expérience intéressante, en particulier pour les adultes en
charge d’enfants drépanocytaires. Il y a une adhésion formidable des parents à
se retrouver dans ce lieu pour découvrir et apprivoiser la drépanocytose,
mais aussi à baigner dans l’aide mutuelle et le réconfort moral qu’ils
peuvent se donner. Il émane de toute cette expérience un enseignement
important : l’isolement dramatique de
certaines familles face à la maladie. Dans ce contexte de la souffrance et de
la solitude ce sont surtout les mères qui payent le lourd tribut. Ces mères
nous ont d’ailleurs dit leur impatience à attendre la séance suivante.
Il est donc apparu depuis 2002, de manière insistante,
qu’un besoin d’ouverture de lieux d’écoute psychologique, voire
psychothérapique, se fait ressentir pour ces familles en détresse psychique.
Etsianat
ONDONGH-ESSALT
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AGENDA
Notez, dès à présent, nos Rendez-Vous !
25 septembre Réunion d’information à Créteil : C’est la
rentrée scolaire : le PAI, aide aux devoirs...
2 octobre : Concert de solidarité au bénéfice de la recherche clinique à
Sainte-Geneviève-des-Bois
20 novembre : SOS Globi
en question ?
quels
engagements, quels enjeux....
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INTERVIEW
Du Docteur Antoine LEBLANC
Chef
de service de l’unité de pédiatrie à l’hôpital d’EVRY
Qu’est-ce que le groupe de parole des parents d’enfants
drépanocytaires apporte au service ?
Une information plus riche
“Je crois que les parents n’en ont pas conscience, mais
ça nous apporte des informations sur la manière dont la maladie est vécue, ce
dont on ne se rend pas compte ni en consultation, ni aux urgences, ni en
hospitalisation. On prend conscience de temps en temps des isolements, des
difficultés de communication, mais c’est beaucoup plus riche d’entendre les
personnes s’exprimer au cours d’une réunion de groupe que de les avoir dans
un bureau.”
Un complément d’information
“C’est autre
chose, on a un complément d’information sur la manière dont la maladie est
vécue que l’on ne peux pas imaginer, tant que l’on n’y a pas participé.
On se rend
compte aussi de l’importance de l’information, même basique, sur la maladie,
sur les questions que les gens se posent, sur la durée de vie de ces enfants,
sur la question de la mort.”
Un espace temps à l’écoute
“En
consultation, si on ne fait pas attention, on se dit qu’avec nos
prescriptions cela devrait aller, ils doivent être rassurés et on ne
s’aperçoit pas de tout ce qu’il y a encore derrière.
Avec ces
réunions, on a un retour d’information qui change notre vue sur les enfants
et les parents et donc notre pratique.”
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Des échanges salutaires à la pratique
médicale
«C’est utile pour
améliorer notre pratique, notre compréhension des enfants et des familles. Ce
n’est pas uniquement utile pour les familles mais également très important pour
les médecins pour améliorer leur façon d’appréhender cette maladie.»
Etes-vous favorable à ce
que l’on mette en place dans votre service des consultations d’entretiens
psychologiques avec des familles qui ont déjà participé aux groupes et dont
on voit les difficultés apparaître et qui ont besoin d’être suivies ?
Les groupes de parole : une
préparation nécessaire pour une aide psychologique...
“Je voudrais
dire quelque chose par rapport aux aides personnelles que l’on souhaite
mettre en place. Il me semble qu’un certain nombre de parents attendent
d’avoir des informations mais ne sont pas encore prêts, au départ, à parler
d’emblée de cette maladie. Je pense que les groupes, tels qu’ils sont fait
ici, leur permettent de se préparer à des entretiens personnels. Certains
sont prêts, ceux qui sont les plus prêts sont ceux qui viennent déjà à ces
groupes. Par contre, si on propose d’emblée : voulez-vous voir le
psychologue pour parler de la maladie ? Certains seront prêts et pas
d’autres. Même pour les groupes, on voit bien quand on leur dit de venir aux
réunions, c’est intéressant, vous allez pouvoir voir ce qui se passe pour
d’autres, il y a ceux qui l’entendent et ceux qui ne sont pas encore disposés
à l’entendre.”
“Au point de
vue conditions techniques, il n’y a pas de problème, il y a des locaux, des médecins, des infirmières. Le problème
est de savoir qui va s’en occuper, qui peux le faire, qui est suffisamment disponible.
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 43 – Juin 2004
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J’en profite
pour dire que monsieur ONDONGH-ESSALT est particulièrement performant
pour libérer les gens et les mettre à l’aise pour s’exprimer. Il a l’art
d’animer une réunion avec des familles africaines bien mieux que nous ne
saurions le faire.”
...à l’appréciation du pédiatre
“Sur le plan
individuel, qui peux le faire ? C’est une question d’organisation
pratique.
Moi j’y suis
favorable à partir du moment où les familles sont prêtes. C’est à nous de
l’apprécier, parce que même quand les familles sont en souffrance, elles se
retirent parfois parce qu’elles ne peuvent aller plus loin.
Ces réunions
sont un point de départ pour des prises en charge individuelles. C’est-à-dire
aller un peu plus loin individuellement.”
Ouvrir les
groupes aux drépanocytaires adultes
“Je me posais
la question en vous écoutant de savoir si un jour ou l’autre, il ne pourrait
pas y avoir des interventions ou plutôt des participations de drépanocytaires
devenus adultes pour que eux écoutent comment les parents vivent la maladie
de leur enfant et témoignent ce qu’ils ont vécu lorsqu’ils étaient plus
jeunes. C’est probablement une manière d’enrichir la communication.”
Un besoin
de réconfort
- Monsieur
CAMARA : en ce qui concerne ma femme et moi, cela nous fait
plaisir de nous retrouver avec les autres parents d’enfants drépanocytaires.
C’est réconfortant de discuter entre nous, c’est quelque chose qui nous
soulage et qui nous encourage vis à vis de notre enfant. Nous sommes heureux
de voir qu’il n’y a pas que nous qui avons ce problème. Ca fait plaisir que ces
réunions continuent toujours, qu’on se
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retrouve
ensemble pour discuter et voir l’évolution de nos enfants, comment la maladie
évolue, comment l’enfant grandit, avoir l’opinion des autres parents, comment
il font avec leurs enfants, qui sont plus ou moins âgés que notre enfant, et
cela nous réconforte.
Connaissance et espoir
- Madame
MESSIER, assistante maternelle : j’ai la chance, je dis bien la
chance, d’avoir un petit enfant drépanocytaire. J’ai appris, en venant aux
réunions, à mieux connaître cette maladie, à être confrontée aux gens qui ont
des enfants drépanocytaires, chacun avec des solutions, chacun avec des
problèmes. Ce que je souhaite surtout, c’est que dans l’avenir, nous
trouvions un médicament.
Rompre l’isolement
- Monsieur
KANTE : j’habite à Evry. J’ai un enfant drépanocytaire. Quand le
docteur MAY m’a convoqué pour assister à cette réunion, ça m’a fait tellement
plaisir, parce qu’au début je me croyais tout seul.
Fatalité, solidarité, confiance
- Monsieur MDAME David : je suis
camerounais, j’ai un enfant drépanocytaire âgé aujourd’hui de neuf ans. Quand
j’ai appris la maladie de mon enfant il avait environ neuf mois. Comme je
savais que j’étais AS et ma femme également, quand le médecin nous a annoncé
que l’enfant était drépanocytaire, cela ne m’a pas beaucoup affecté, parce
que, au pire, je savais que nous aurions un enfant SS. Tous mes autres
enfants sont sains AA ou AS. J’ai confiance en la médecine et j’espère que
dans les années à venir ils trouveront d’autres traitements qui seront
d’autres avancées. Mais je déplore qu’au niveau de l’Afrique, par manque
d’information, les autres parents ne savent pas si on peut étendre ce dépistage
et profiter des connaissances.
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Casser les
tabous,
sortir du
mutisme
Mr C : depuis
que nous assistons à ces réunions j’ai constaté qu’il y a beaucoup de
familles qui n’étaient pas au courant de cette maladie. D’autres avaient
peut-être honte d’en parler à leur entourage, mais, petit à petit, ils
prennent conscience et ils essaient d’en parler. Je pense qu’il faut
continuer à étendre la nouvelle chez le voisinage, de se donner des conseils,
de se soutenir. C’est la meilleure solution pour sortir certains de ce
mutisme.
Aide au suivi de l’enfant
drépanocytaire
Mr C : j’en
connais beaucoup… Il est certain que nous avons appris beaucoup de choses
dans ces réunions. Nous avons appris d’où vient cette maladie. A partir de là
nous avons compris la réalité de cette maladie et aussi à mieux la suivre
avec les examens et les résultats.
Libérer la parole
Mme Me : je viens depuis le début de ces réunions.
Au début, le groupe était coincé, chacun n’osait pas raconter son histoire.
Je ressens qu’il s’est établi des rapports de confiance avec des partenaires
réguliers. J’ai l’impression d’une libération, je parle pour les parents
touchés. Je pense qu’il faut continuer et que l’information doit être
divulguée dans plusieurs hôpitaux.
Encore plus d’information et le faire
savoir
Mr K : je
pense qu’il faut déjà faire plus d’information et faire savoir aux autres
parents que ces groupes existent et peuvent les aider. Ils peuvent tirer
beaucoup de conseils et savoir à quoi s’en tenir et à leur tour, informer
d’autres personnes. Moi-même, ce matin, je voulais qu’une femme du Niger
atteinte de cette maladie vienne à cette réunion, mais malheureusement elle
avait un rendez-vous à Corbeil.
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Appel à SOS Globi
Mr C : il faut
essayer d’aider les parents qui sont isolés. C’est très important, il faut
que SOS Globi aide ces parents qui ne comprennent pas.
De l’aide, dès la grossesse
Mme Me : c’est
indispensable. Peut-être même avant que l’enfant naisse. Quand on est
confronté à la maladie sans la connaître, c’est extrêmement difficile.
Eviter les drames familiaux
Mme Me : Il faut
surtout aider les familles qui ont
des tabous. A chaque réunion, on entend qu’il y a des tabous très forts. Cela
éviterait les conflits familiaux entre l’homme et la femme.
L’annonce : un moment pas simple
Mr K : Le jour où je l’ai appris, c’est comme si
je m’envolais, je marchais sans savoir où je posais le pied. Ca m’a vraiment
traumatisé… C’est le jour où j’ai passé la visite à l’hôpital Henri Mondor
que je l’ai appris et on m’a conseillé le docteur MAY. Le docteur MAY m’a
donné des explications et des médicaments, et m’a dit que s’il y avait un
problème, quelque soit le moment, de téléphoner ou de présenter l’enfant.
Cela m’a rassuré, car je me croyais seul, perdu. Je ne pensais pas que mon
enfant allait vivre, maintenant elle a cinq ans.
Informer les nouveaux parents de
l’existence des associations de malades
Mr MD : je
pense qu’il faut beaucoup d’information, dans les hôpitaux, dans les services
pédiatriques. Si un enfant est dépisté drépanocytaire, il faut informer
directement les parents qu’il y a une association comme SOS Globi où ils
peuvent se renseigner. Ce serait une bonne chose d’étendre cette information
aux services pédiatriques et donner l’adresse de l’association aux parents.
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 43 – Juin 2004
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Globi
NEWS
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www.drepa.org
Letter n°1
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LA DREPANOCYTOSE :
UNE
MALADIE SOUS
INFLUENCE
CLIMATIQUE
Les drépanocytaires ont pour
habitude de se méfier du froid. Mais quand surviennent les premières
chaleurs, certains pièges sont à éviter. Attention donc aux écarts de
température.

Cette fiche explicative sera diffusée dans les journaux des 2 principales
associations de malades, A.P.I.PD. et SOS Globi ainsi que les fiches malades
et personnel éducatif.
Les précautions nécessaires en cas de température extrêmes
pour les personnes atteintes de drépanocytose, les recommandations du groupe
de travail réuni par la Direction générale de la santé
Le Ministère de la santé a élaboré des plans nationaux
en cas de températures extrêmes afin de mettre en place des mesures
permettant de protéger les populations fragiles : personnes âgées,
nourrissons, population précaire ou atteinte de pathologies chroniques.
Parmi les maladies chroniques, la
drépanocytose est susceptible de se compliquer de crises douloureuses vaso-occlusives
en cas d’écart thermique important.
La Direction générale de
la santé
a mis en place un groupe de travail composé de médecins de centres de
traitement de la drépanocytose et les responsables des associations SOS-Globi
et APIPD. Ce groupe a élaboré des recommandations en cas de froid, de
chaleur et de chute brutale de température sous forme de fiches destinées aux
malades, à leur entourage, au personnel éducatif et aux médecins
non-spécialistes de la maladie dont vous trouverez ci-joint le contenu.
Vous trouverez également
une fiche (sans mention de nom de la maladie afin de respecter le secret
médical) que vous pouvez utiliser, selon vos besoins, pour le personnel
éducatif (centre de vacances, de loisir, assistantes maternelles) et le
personnel enseignant (fiche a votre
disposition sur le site www.drepa.org).
Il est prévu, par ailleurs, de diffuser des
fiches d’information aux médecins scolaires et de PMI ainsi qu’aux médecins
non-spécialistes correspondants des centres de traitement de la drépanocytose
afin d’améliorer la prise en charge des malades.
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DIRECTION GENERALE DE LA SANTE
Sous-direction des
pathologies et de la santé
Bureau des maladies
chroniques, de l’enfant
et du vieillissement
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8, avenue de Ségur - 75350 07
SP - Téléphone : 01 40 56 60 00 Télécopie : 01 40 56 78 00
www.santé.gouv.fr
Recommandations pour les personnes atteintes de drépanocytose
et leur entourage en cas de forte chaleur :
n
La forte chaleur peut entraîner chez votre enfant en
l’absence de mesures préventives un début de déshydratation responsable de
crises douloureuses.
n
En cas d’alerte de “forte chaleur” des précautions
sont nécessaires :
- le faire boire régulièrement des boissons
fraîches, en plus du régime alimentaire habituel, même en l’absence de
demande, en l’aidant à boire, si besoin
- ne
jamais le laisser seul dans une voiture ou une pièce mal ventilée, même pour
une courte durée
- prévoir
d’emporter pour tout déplacement en voiture des quantités d’eau suffisante
- éviter
de le sortir pendant les pics de chaleur, particulièrement s’il est bébé
- en
cas de sortie, le vêtir légèrement, même s’il est nourrisson, en préférant
des vêtements amples, légers, de couleur claire, sans oublier un chapeau
- ne
pas hésiter à découvrir l’enfant dans la maison
- s’il
est bébé, ne pas hésiter à le laisser en simple couche à l’intérieur,
particulièrement pendant le sommeil
- aérer
les pièces, voiture, locaux et fermer les volets, les fenêtres exposées au
soleil durant la journée
- lui
éviter les efforts sportifs intenses
- lui
proposer éventuellement des bains fréquents tièdes (1 à 2 degrés au-dessous
de la température corporelle), ne pas utiliser d’enveloppements glacés ou de
vessie de glace pour le rafraîchir.
- Les
baignades en eau froide sont déconseillées
-
Penser à transmettre aux enseignants et éducateurs (sportifs
notamment) les conseils utiles par l’intermédiaire du projet d’accueil
individualisé (PAI).
n
Si après une période de forte chaleur, la température chute
brusquement de 10 degrés ou plus, pensez à couvrir correctement votre enfant.
En effet, une chute brusque de la température peut induire une crise
douloureuse en l’absence de mesures préventives.
Pour
respecter le secret médical, nous ne publions pas la fiche de recommandation
à utiliser pour prévenir le personnel éducatif (centre de vacances, de
loisir, assistantes maternelles ) et le personnel enseignant. Vous pouvez
l’obtenir soit sur le site www.drepa.org sans aucune mention de nom de
la maladie ni de l’association, soit par courrier en la demandant au 01 64
30 93 32.
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