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Globinoscope 42 |
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• Revue trimestrielle de SOS Globi
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GLOBINOSCOPE
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NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
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Nous avons tenu notre
assemblée générale le 7 février dernier. C’était l’occasion de faire le bilan
de la première année d’activité de la nouvelle équipe. Toutes nos actions ont
été rendues possibles par la générosité de nos membres et le soutien
financier du MINISTERE DE L’OUTRE-MER, de la FONDATION DE
FRANCE, et des sociétés VITALAIR, BIO-RAD, ainsi que du C.E. d’AIR- FRANCE. Sans eux, rien ne serait
possible.
L’année 2003 a été
marquée par :
La drépanocytose est
bien la maladie génétique la plus fréquemment dépistée en France (source A.F.D.P.H.E.), plus de 300 nouveau-nés chaque
année en sont atteints... Derrière cette non connaissance de la drépanocytose
se cachent des enjeux sociaux, politiques, médicaux et scientifiques. Parmi
les avancées, Monsieur Jean-François MATTEI,
Ministre de la santé, a retenu la drépanocytose dans les 100 priorités de la
nouvelle loi de santé publique, “Objectif 88”
: réduire la mortalité, améliorer la qualité de vie des drépanocytaires.
Cette année, au Téléthon, l’annonce des
premiers essais de thérapie génique a suscité un nouvel espoir. Mais nous
avons vécu, également, en 2003, la menace de fermeture du centre intégré de
Pointe-à-Pitre qui révèle la situation paradoxale de ces services spécialisés
et la fragilité persistante de la prise en charge des malades.
et SOS Globi en 2003 ?
Notre priorité annoncée
reste malheureusement d’actualité, nous avons toujours besoin d’un local pour
améliorer l’accueil des familles qui veulent nous approcher. Cela demeure
notre priorité car ce local donnera un essort à nos activités associatives.
En 2003, toutes nos actions ont été cadrées par la Convention passée avec le Ministère de l’Outre-Mer : l’information des
populations franciliennes d’origine domienne et le renforcement du réseau
associatif. Cette année a été marquée par la collaboration exemplaire et
active avec « Femmes en Devenir » à PARIS
et en GUYANE. Ainsi, nos interventions ont abouti à la création d’une
nouvelle association : DREPANO GUYANE. Notre participation active auprès de l’APIPD Guadeloupe pour la défense du centre Guy
Mérault, nos engagements auprès de l’A.F.M.O.
pour la journée “Spécial Nez Rouge”
et notre présence auprès du Réseau Francophone de Lutte contre la Drépanocytose
pour “l’Appel des Femmes” à l’UNESCO
participent également à cette volonté de renforcement du réseau associatif.
Au niveau international, nous sommes intervenus au congrès “Drépanocytose et Paludisme” à NIAMEY au NIGER.
Grâce à la Fondation de France, nous
poursuivons l’organisation des groupes de paroles qui ont révélé la nécessité
de l’accompagnement psychologique des familles et le besoin d’ouverture des
lieux d’écoute.
Bien entendu en 2004 nous continuerons à
faire connaître les difficultés rencontrées par les drépanocytaires et leurs
familles. Dès à présent, nous travaillons à sensibiliser nos familles au don
du sang. Les docteurs Françoises DRISS et Djamel BENOMAR sont nos conseillers sur ce sujet
qui, pour certains drépanocytaires, est vital. Ce numéro retrace le sujet
abordé lors de notre dernière réunion.
L’année 2004 sera donc décisive pour la drépanocytose.
La loi de santé publique est un outil qu’il faudra observer sans passivité.
Patricia JEANVILLE, Christian GODART
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LE DON DU SANG, UN GESTE QUI SAUVE
DES DREPANOCYTAIRES
Nous
avons été alertés par le docteur Françoise DRISS,
médecin transfuseur au CHU de Bicêtre, sur les difficultés à obtenir des
poches de sang phénotypées pour certains patients drépanocytaires qui sont
engagés dans des programmes d’échanges transfusionnels au long court. Avec le
docteur Djamel BENOMAR, médecin collecteur
et responsable du site Necker-Lecourbe des Etablissements Français du Sang (E.F.S.), nous avons participé à la
sensibilisation au don du sang des personnes venant assister au stade
“Courbertin” à un match du Paris Basket Racing. Il n’y a pas assez de
donneurs et, paradoxalement, en Ile-de-France, où la demande est la plus
importante, il n’existe même pas d’association ou d’amicale de donneurs de
sang. Le thème de la réunion du 7 février a abordé le sujet. Dans
l’assistance, certains parents ont soulevé le problème du rejet des sujets AS
du don . Nos spécialistes, a priori, ne sont pas opposés à ce don, nous
tenterons de questionner les responsables des E.F.S. à ce sujet, car c’est
une source certaine de trouver auprès d’eux ces groupes sanguins si chers et
si rares.
La transfusion : le traitement de la drépanocytose
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Dr. Françoise DRISS
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La
drépanocytose, maladie génétique autosomique récessive, est, dans sa forme
homozygote S/S ou hétérozygote composite S/C, une maladie dont la
symptomatologie clinique est souvent très grave dès la petite enfance et
dont l’évolution est jalonnée de complications .
Elle représente
actuellement le premier risque génétique en Ile-de-France. 200 à 230
drépanocytaires naissent chaque année en France. Le nombre de patients
drépanocytaires est de 5 000 dont 3 000 en Ile-de-France.
Les syndromes drépanocytaires
se manifestent selon 3 modes principaux : aigus, chroniques et
séquellaires.
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La
prise en charge est tout d’abord préventive : prévention des infections
à pneumocoques et à hémophilus, prévention des troubles nutritionnels,
hydratation orale régulière et adaptée aux circonstances, traitement précoce
des épisodes infectueux, une surveillance médicale régulière est nécessaire.
Les
crises algiques sont traitées par des antalgiques pouvant aller jusqu’à
l’utilisation de morphine en intraveineux.
Les
complications sont multiples et vont très souvent nécessiter soit des
transfusions soit des échanges transfusionnels dans le but de diminuer le
taux d’hémoglobine anormale (S ou S+C) afin d’améliorer la viscosité et la
circulation sanguine en apportant des globules rouges normaux, capables de se
déformer et de circuler même dans les
petits vaisseaux.
Une
indication réservée
Les
transfusions doivent être réservées aux patients ayant un taux d’hémoglobine bas inférieur à 6 g/dl,
les échanges transfusionnels seront préférés dans tous les autres cas afin
d’éviter l’hyperviscosité et la surcharge en fer.
Ces
indications à la transfusion sont soit des indications ponctuelles comme
l’accident vasculaire cérébral (AVC), le syndrome thoracique aigu (STA), la
séquestration splénique, des crises vaso occlusives (CVO) qui ne cèdent
pas aux antalgiques majeurs, ou
encore une préparation à une intervention chirurgicale, soit des indications
au long cours tels que des AVC, des CVO ou des STA récidivants, une
défaillance multiviscérale ou lors d’une grossesse.
Ces
multiples transfusions nécessitent de nombreux concentrés de globules rouges
et donc de nombreux donneurs, or nous avons des difficultés
d’approvisionnement, d’autant que les patients drépanocytaires originaires
d’Afrique ont des phénotypes érythrocytaires différents des donneurs qui sont
pour la plupart d’origine caucasienne.
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 42 – Mars 2004
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Le Système ABO
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Le système de
groupe sanguin le plus connu est le système ABO avec ses 4 groupes possibles
définis par la présence d’antigènes sur la membrane du globule rouge et par
la présence d’anticorps dans le sérum.
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Antigènes (Ag)
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Anticorps (AC)
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Fréquence en Europe
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Fréquence en Afrique
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Fréquence en Asie
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0
A
B
AB
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Pas d’Ag
A
B
A et B
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Anti A et anti B Anti B
Anti A
Pas d’AC
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43 %
45 %
9 %
3 %
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50 %
26 %
20 %
4 %
|
40 %
30 %
23 %
7 %
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Le Système Rhésus
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Le 2e système de
groupe sanguin important en transfusion est le système Rhésus. Ce système,
constitué de plusieurs antigènes : Ag D , Ag grand C et petit c, Ag
grand E et petit e, a également des différences selon les origines ethniques.
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tableau résumant la fréquence selon les
ethnies des phénotypes Rhésus :
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Fréquence caucasienne
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Fréquence africaine
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Dce/dce
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RH +
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35 %
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21 %
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Dce/Dce
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RH +
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18.5 %
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2 %
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Dce/DcE
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RH +
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13 %
|
4 %
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dce/dce
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RH -
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15 %
|
7 %
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Dce/dce
|
RH +
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2 %
|
46 %
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La différence
notable dans le pourcentage du phénotype Ro r (Dce/dce) entre nos deux populations (très
présent en Afrique et rare en Europe) et le principe de transfuser en
phénotypé Rhésus Kell les patients polytransfusés nous obligent à respecter
la compatibilité des produits transfusés avec le phénotype du patient
de façon à limiter au maximum le
risque
d’immunisation.
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De même dans d’autres systèmes de
groupe sanguin :
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Fréquence
caucasienne
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Fréquence
africaine
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Fya -
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34 %
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90 %
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Jkb -
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26 %
|
50 %
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S-
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45 %
|
70 %
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Kell 6 ou Jsa -
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Moins de 1 %
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20 %
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Ainsi, nous
avons toutes nos particularités, c’est cela qui nous pose problème en terme de
transfusion dans la population de nos patients drépanocytaires et c’est
pourquoi nous vous sollicitons pour donner votre sang afin d’améliorer la
prise en charge de nos patients.
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SOS GLOBI COMMUNIQUE
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Depuis la fin de l’année dernière, SOS Globi a, en la personne de Brigitte H. LIKULIA, une chargée de
communication. A la veille du congrès de COTONOU, Brigitte a organisé le 9
janvier à la Maison de Radio France une conférence de presse. Cette
conférence a été possible grâce à l’Association de la Presse Etrangère (APE).
Sur le site de la CAPE www.capefrance.com
vous pouvez retrouver l’écho donné à cette présentation. Un lien a été effectué
sur le site du RFLD pour plus d’information sur le drepanevo.
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POUR QUE LES POLITIQUES S’EN MÊLENT
SOS
Globi, par mes soins a entrepris différentes initiatives en vue de faire
connaître la drépanocytose et interpeler les pouvoirs publics et les élus
locaux. Les réponses ainsi obtenues ont pour valeur l’état de prise en compte
de la drépanocytose par nos politiques.
Le
14 octobre 2003, j’adresse un courrier à Madame Bernadette
CHIRAC, lui présentant notre association
et les difficultés rencontrées pour une meilleure considération de la
maladie en France. Je reçois une réponse de son cabinet par l’intermédiaire
de son chargé de mission madame Maryse TOUSEAU, le 21 novembre, nous
félicitant pour le travail accompli jusqu’à maintenant et nous encourageant
pour le futur.
Monsieur
Abdou DIOUF,
secrétaire général de la Francophonie, a été alerté de la situation
dramatique des drépanocytaires à travers le monde afin qu’il puisse plaider
pour la cause des malades auprès des dirigeants lors de leurs réunions.
Monsieur
Jean-Louis DEBRE,
président de l’Assemblée Nationale, porte une attention particulière sur la
drépanocytose, nous félicite pour nos différentes actions et nous encourage
pour l’avenir.
Force
est de constater que certains de nos politiques affichent prêter une
attention particulière sur la situation des malades en France, il s‘agit
de :
Monsieur
Christian PONCELET,
président du Sénat, monsieur François
FILLON, Ministre des Affaires Sociales, du
Travail et de la Solidarité, Docteur Claude
PIGEMENT, Délégué National du Parti
Socialiste à la Santé, Madame Martine
AUBRY, Maire de LILLE, monsieur François BEYROU,
président du groupe UDF.
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Nous avons également interpelé
Monsieur Bertrand DELANOE, maire de Paris. Voici des
passages de la réponse de Madame Florence
VEBER, conseillère du cabinet du Maire.
« Très
sensible à ce sujet de santé publique, je tenais à vous informer que
notre Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé est
largement sensibilisée au problème de la drépanocytose… Lors des différents
bilans de santé réalisés par les médecins scolaires, cette pathologie
est recherchée et les enfants atteints par cette maladie bénéficient
d’un Projet d’Accueil Individualisé qui précise la conduite à tenir
pour les enseignants. En outre, le service de santé scolaire organise
régulièrement une formation médicale continue pour tous les médecins
scolaires. Par ailleurs, une affichette et un dépliant sur la drépanocytose
réalisés par l’Office des Migrations Internationales, l’Assistance Publique/Hôpitaux
de Paris, la Direction Générale de l’Information et de la Communication
et de la Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé
ont été édités et on fait l’objet d’une large diffusion au sein de nos
structures.
Enfin,
la création d’un Centre de la drépanocytose, associant le département de
Paris, l’Assistance Publique/Hôpitaux de Paris, un centre de santé du 19e arrondissement et le
groupement des Œuvres Sociales de Belleville, est en cours d’étude. Ce centre
a bénéficié d’une restructuration, ouvert à proximité des hôpitaux Robert
Debré et Tenon. Il permettra d’assurer un travail en réseau, en proposant aux
familles des conseils médicaux en génétique, ainsi que la prise en charge des
aspects psychologiques et sociaux liés à cette pathologie. »
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 42 – Mars 2004
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UNE CONFERENCE DE PRESSE

Le
vendredi 9 janvier, face à la presse, le professeur Frédéric
GALACTEROS et le docteur Françoise
BERNAUDIN, pédiatre au C.H.I. de Créteil, ont exposé les enjeux
médicaux actuels. SOS Globi était représenté par monsieur Christian GODART,
monsieur Etsianat ONDONGH-ESSALT et Suzanne
NGO-KWEM qui a témoigné de la réalité de cette maladie. Nos objectifs
étaient en ce début d’année de faire savoir que la drépanocytose est la
maladie génétique la plus fréquemment dépistée en France, de faire connaître
les difficultés inhérentes à la prise en charge et le décalage existant avec
les pays où la drépanocytose est endémique. En marge de ces objectifs, nous
voulions souligner que les associations se rassemblent au travers du Réseau
Francophone de Lutte contre la Drépanocytose qui a organisé le DREPANEVÔ à
COTONOU du 20 au 23 janvier 2004 et
faire connaître les activités de SOS Globi et de ses partenaires en
particulier le Ministère de l’Outre-Mer et la
Fondation de France.
Merci
à Madame Brigitte CASSOULET, journaliste
de l’A.F.P. (Agence France Presse), Madame Tessa
GRAUMAN, journaliste à R.F.O. (Réseau France Outre-Mer), Monsieur Joseph BOUT, journaliste au Magasine Sciences
TOGO, Monsieur Bernard BUANGA, journaliste
à AMINA, Monsieur Jean Michel BADER,
journaliste au service Science Médecine du FIGARO.
Par
ailleurs, nous avons référencé l’association SOS Globi dans le site de TF1 : www.jeveuxaider.com.
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Par
Brigitte H. LIKULIA Chargéede Communication de SOS Globi
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TEMOIGNAGE
Lors
de cette conférence de presse, Suzanne a parlé de son combat contre la
drépanocytose. Un face à face douloureux.
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La
drépanocytose : condamnée à la
prison à perpétuité
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Elle
est ma pire ennemie depuis l’âge de 2 ans. Je suis condamnée à vivre un
calvaire quotidien. La drépano se rappelle à moi souvent en se manifestant
surtout par des douleurs chroniques, musculaires, articulaires ou de surface.
En
période de forte crise, je peux à peine supporter le poids d’une couverture
sur moi, je peux à peine poser le pied par terre. La douleur drépanocytaire
est indescriptible, épouvantable, abominable. Quand la crise explose dans mon
corps et m’envahit de vertiges c’est un enfer qui va durer de 5 à 10 jours
interminables. Elle n’a épargné aucun centimètre de mon corps. Quand elle se
localise au bras, à la jambe, à la cheville ou aux poumons c’est comme si
c’était pourri de l’intérieur.
De
telles douleurs vous enlèvent toute dignité, toute humanité et vous réduisent
à n’être qu’un vulgaire morceau de chair sans âme. Car à ce stade le but
n’est plus de soulager ou de tenter de diminuer l’intensité de la douleur car
même la morphine à forte dose ne peut lutter, c’est le combat psychologique
entre elle et moi pour justement ne pas la laisser s’emparer de mon esprit et
sombrer dans la folie. Elle est destructrice à tous les niveaux.
Ma
vie est rythmée par des séjours réguliers à l’hôpital, des examens sanguins
ou exploratoires et des consultations. Je pense avoir passé plus de vingt ans
dans les centres hospitaliers et assimilés. J’ai plus de trente ans.
Avant
de découvrir l’hôpital Henri Mondor, je suis restée pendant 4 ans sans
pouvoir aller à l’hôpital car je ne trouvais aucune réponse médicale adéquate
face à un tel problème de santé.
Vivre
avec la drépanocytose, c’est vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de ma
tête car la crise peut arriver à tout moment. Suzanne
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D R E P A F
R I C A
CONGRES INTERNATIONAL SUR LA DREPANOCYTOSE
Niamey 27 – 29 novembre 2003
Nous remercions vivement
Madame HIMA et l’ALDN d’avoir invité SOS
Globi à leur congrès et nous les félicitons du succès de cet
événement qui témoigne de la volonté des familles de lutter contre la
drépanocytose. Organisé par l’ALDN
(Association de Lutte contre la Drépanocytose au Niger) en collaboration
avec le ministre de la santé et de lutte contre les endémies, le congrès
international sur la drépanocytose et le paludisme a ouvert ses travaux
sous le haut patronage du Premier ministre, son Excellence Hama
AMADOU. La cérémonie d’ouverture, très émouvante, a été marquée
par le témoignage postume d’une drépanocytaire et par la vive émotion
du parrain de la lutte contre la drépanocytose, Monsieur ALPHADI.
Après le discours de la présidente de l’ALDN Madame HIMA
et celui du président
du comité scientifique, M. le Professeur
H. SEKOU, le Premier ministre du Niger a prononcé le discours
d’ouverture. Il a rappelé l’engagement du gouvernement nigérien dans
le dépistage et la prise en charge de la drépanocytose au Niger. Le
thème du congrès était la drépanocytose et le paludisme. Sur
les trois journées de congrès scientifique, une demi-journée était consacrée
au congrès associatif.
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Le
congrès associatif
Il
avait pour thème les aspects médico-sociaux, scolaires et professionnels.
La cérémonie a été présidée par la
Première Dame du Niger, Madame Hadia TANDJA FATI. Le congrès
associatif était basé sur le témoignage de plusieurs membres d’associations
et de parents d’enfants malades. L’importance du suivi familiale du
drépanocytaire et celle du soutien morale et physique que peuvent apporter
les associations ont été soulignées comme indispensables. Pour ma part j’ai
abordé les réalités de la prise en charge médicale de l’adulte
drépanocytaire en France et la place importante des associations auprès des
malades et de leurs familles.
Vu
le manque de moyens, le travail des associations de lutte contre la drépanocytose en Afrique n’est pas
facile, mais j’ai été ravie de voir que la mobilisation et la motivation
permettent de soulever des montagnes. En effet l’ALDN
effectue un travail remarquable au niveau de la diffusion de l’information
au Niger. J’ai été admirative face à la forte implication et à la
disponibilité des médecins nigériens. Force est de constater que tout est
possible si les autorités publiques s’impliquent un peu plus au niveau de
la santé en Afrique. Au vu de ces travaux, nous ne pouvons que souhaiter
que les autorités africaines reconnaissent la drépanocytose comme un
problème de santé public et mettent en place les moyens nécessaires à la
prise en charge des patients. Tout est bon à prendre, même les petites
choses comme travailler ensemble. Ainsi on peut espérer améliorer la vie
des drépanocytaires.
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Le
congrès scientifique
Le but du congrès
scientifique était de créer un consensus africain de la prise en charge de
la drépanocytose. Différents aspects ont été évoqués par plusieurs équipes
médicales de la sous-région mais aussi de France. Le Professeur SANGARE du CHU de
Yopougon a fait un rappel sur la drépanocytose.
Les différentes
équipes ont présenté plusieurs sujets sur les aspects anatomocliniques et
physiologiques, les aspects cliniques et diagnostics, les affections
chirurgicales.
Je tenais a souligner
la formidable mobilisation des équipes médicales africaines travaillant sur
la drépanocytose. Une partie du congrès scientifique était consacré à la prise en charge thérapeutique.
Certains traitements ont été évoqués, notamment sur la pharmacopée
traditionnelle, très utilisée en Afrique. Malgré les recommandations du Dr John WRIGHT,
l’exploitation de cette filière par les laboratoires pharmaceutiques et
les médecins reste très incertaine.
Ce congrès
scientifique a mis en évidence certaines différences entre pays africains
dues au simple fait que les pouvoirs publics se soient impliqués ou pas.
Au Niger, on assiste à une grande bataille menée avec une
grande motivation par les médecins et par l’association ALDN
Aïcha LY
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 42 – Mars 2004
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COMPTE-RENDU
DU CONGRES
DE LOME ET COTONOU
19 au 24 janvier 2004
Organisé par le Réseau Francophone de
Lutte contre la Drépanocytose
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LOME (18-19janvier 2004)
Journée
de sensibilisation DREPANEVÔ
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Madame Edwige EBAKISSE,
Présidente du R.F.L.D.
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La
journée de sensibilisation s’est ouverte avec le discours du Réseau
Francophone de Lutte contre la Drépanocytose. Le discours de bienvenue
de l’association togolaise de contrôle de la drépanocytose nous a aussi
montré les différentes activités de celle-ci.
Elle s’occupe en grande partie de l’information de la population,
notamment par des conférences en milieu scolaire, par voie de presse
et par affichage en lieu public à Lomé, mais aussi dans plusieurs provinces
du pays. Elle a pour projet la mise en place de la formation du personnel
soignant, la création d’un centre de prise en charge de la drépanocytose
et le dépistage anténatal.
Cette
journée de sensibilisation a été marquée par le symposium des familles sur la
radio RFI et par une interview des Professeurs SEGBENA
du Togo et DIAGNE
du Sénégal ainsi que du Docteur DAPPA DIALLO
du Mali.
Réunion
scientifique DREPANEVÔ
La
deuxième journée était consacrée à la réunion scientifique rappelant les
données nouvelles de la physiopathologie, le diagnostic et la prise en
charge, les traitements ainsi que les nouvelles avancées thérapeutiques.
A cette réunion, était
présents plusieurs médecins de divers horizons : togolais, d’autres pays
africains dont le Maghreb, médecins français de métropole et d’outre mer,
grec et jamaïcain, réunissant ainsi le sud et le nord.
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Il faut noter la présence massive d’une
population non scientifique (drépanocytaires, familles, autorités coutumières
et publiques) pendant les deux journées de travaux à Lomé, ce qui montre la
forte mobilisation au Togo.
COTONOU (20–24 janvier 2004)

Le congrès de Cotonou qui au départ devait
contenir une partie associative avec des campagnes de sensibilisation des
populations a été en réalité que purement scientifique
Organisé
par le programme Drépanocytose Bénin et par le Réseau Francophone de Lutte
contre la Drépanocytose, le congrès scientifique a ouvert ses travaux avec le
discours du Ministre de la Santé du Bénin et celui du représentant du
Ministre de la Santé française.
Ce
congrès est un des plus importants jusqu’à présent car il a réuni à peu près
tous les spécialistes de la drépanocytose de presque toutes les zones
d’Afrique, du Maghreb, de France, de Grèce, de Jamaïque et dans tous les domaines (pédiatrie, hématologie,
génétique, psychologie). Pratiquement tous les aspects de la maladies ont été
exposés et discutés par ces médecins et chercheurs.
Le
point positif de cette réunion est de voir que la mobilisation des
scientifiques pour la lutte contre la drépanocytose est très grande malgré
les difficultés financières et politiques que peuvent engendrer une telle
bataille.
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Défaut de jeunesse
En
marge des travaux les organisateurs avaient prévu une visite du centre
de prise en charge des enfants drépanocytaires au CHU de Cotonou avec
une démonstration par la firme Bio-rad de l’appareil de dépistage des
hémoglobines dont est équipé le centre.
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Mesdames
VOVON (Ass. Togo),
DIOP (Ass.
Sénégal) et MBOCK (Ass.Cameroun)
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Les
associations, qui étaient fortement représentées, n’ont malheureusement
pas été prises en compte durant ce congrès. Or, les trois jours de travaux
ont montré l’importance de la prise en charge de la maladie par les
patients eux-mêmes et par les parents. Mais les organisateurs n’ont
pas jugé nécessaire de faire participer les associations malgré le fait
qu’elles soient impliquées dans l’information des familles au niveau
de la prise en charge.
Il
serait dommage de croire que la prise en charge de cette maladie puisse se
faire seulement au niveau scientifique. L’information et la sensibilisation
des populations ne peuvent s’effectuer sans l’aide des associations.
Nous
espérons que les organisateurs béninois en tiendront compte pour l’avenir
et apprendront à travailler avec les associations.
2006 : tous à DAKAR !
Les
associations présentes se sont réunies pour prévoir l’avenir notamment avec
les états généraux de la drépanocytose prévu pour l’année 2005 avec l’OMS et
la préparation du congrès de Dakar en 2006.
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Le
succès de cette réunion n’aurait pas été total sans le spectacle présenté
par des enfants drépanocytaires à l’ouverture du congrès. Ce Spectacle
était une représentation de la prise en charge d’une crise drépanocytaire
chez un enfant dans un centre de drépanocytose et une campagne d’information
de personnel scolaire, des parents et de la population. La représentation
très émouvante a réussi à faire pleurer toute la salle par la douleur
simulée ce cette crise. 
Madame Claire HEDON de RFI
et le Professeur Yvon SEGBENA (Togo)
Je
tiens à remercier les journalistes qui ont participé à ces journées de
travaux, particulièrement Claire HEDON de RFI qui, par ses émissions, a permis de diffuser
une note d’espoir sur une radio très écoutée partout en Afrique, en France et
aux Antilles, Joseph ANDJOU de I Télé qui a par ailleurs reçu le Pr. GALACTEROS sur le plateau de I Afrique et Stéphane
DREYFUS dont l’article est paru dans Jeune
Afrique n° 2247 de février.
Rendons à CESAR
ce qui appartient à ... EDWIGE
Enfin,
rendons grâce à Edwige EBAKISSE BADASSOU
pour l’énorme travail effectué avec le
Réseau Francophone de Lutte contre la Drépanocytose. Elle a démontré
qu’avec un peu de volonté et beaucoup d’acharnement on peut emmener tout le
monde à travailler ensemble dans une lutte commune !
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Par
Aïcha LY Secrétaire Générale de SOS Globi
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