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Globinoscope 33 |
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• Revue trimestrielle de SOS Globi
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GLOBINOSCOPE
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NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
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C’est au nom de toutes les
associations de patients atteints d’hémoglobinopathies que nous nous sommes permis
d’attirer l’attention de Monsieur Bernard KOUCHNER,
Ministre délégué à la Santé, sur
les difficultés que rencontrent en France les malades atteints de
drépanocytose. Nous lui avons demandé de mettre en place des groupes de
travail pour améliorer la prise en charge de ces malades. Angel
DORVAN
UN PROBLEME DE SANTE PUBLIC
En effet, il
faut savoir qu’il manque des pédiatres en région parisienne. Nous connaissons
parfaitement, grâce au dépistage à la naissance, le nombre de nouveau-nés drépanocytaires
qui naissent chaque année : 150 nouveaux cas en région parisienne. Par
ailleurs, sachez que les enfants drépanocytaires occupent 10 % des lits de
pédiatrie. A notre sens il est urgent de mettre en adéquation le nombre
important de patients et les moyens en personnels pour leur prise en charge
hospitalière.
De plus, le seul “Centre” de soins pour adultes a atteint,
aujourd’hui, son extrême limite de fonctionnement.
Il existe de grandes difficultés a accueillir les 150 nouveaux
patients qui sortent des services de pédiatrie. Ce “Centre” ne devrait pas
rester “orphelin”.
S’attacher à résoudre ce problème de Santé Public, devrait
s’accompagner d’une véritable politique de prévention, sans oublier les
aspects obligatoires de formation et de recherche.
L’UNION EST INDISPENSABLE
La drépanocytose c'est
l'affaire de tous ! Nous avons réuni toutes les énergies pour s’attaquer à ce
problème. La drépanocytose est le chantier commun de toutes les associations
de patients : SOS Globi et l’A.P.I.P.D. (Ile-de-France), l’A.D.D.M.
(Martinique), l’A.P.I.P.D. GPE et l’A.G.L.D (Guadeloupe),
l’A.G.D (Guyane), mais
elle concerne également un cercle plus vaste de communautés culturelles,
associations habituellement partenaires comme SUD DEVELOPPEMENT (réseau
francophone de la drépanocytose) l’A.M.E.D.O.M. (association œcuménique des
élus de l’Outre-Mer), A.C.R.A.G. (association culturelle Antillo-Guyanaise),
l’A.F.L.T.H. et la T.F.M. (associations de thalassémiques). Au-delà de ce
deuxième cercle, nous avons le soutien actif d’éminents professeurs qui ont
répondu favorablement à notre démarche et finalement, c'est sur nos familles,
sur nos communautés, sur vous, que nous comptons pour peser sur les pouvoirs
publics. Rien ne se fera sans vous !
L’ACCELERATION
Aujourd’hui nous recherchons le
soutien de la population, et l’appui des pouvoirs publics.
Nous avons été reçues par Monsieur LANDAIS, Conseiller
Social du Ministère de l’Outre-Mer et nous avons à nouveau une réunion
de travail en décembre. Début janvier, nous devons rencontrer, au cabinet
du ministre de la Santé, monsieur François BOURDILLON, conseiller
de monsieur KOUCHNER, puis mesdames PACLOT et VACARIE
à la Direction Générale de la Santé. A suivre ...
MENER LE COMBAT CONTRE LA
MALADIE EST UNE RESPONSABILITE COLLECTIVE
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LES FORMES SÉVÈRES DE LA DRÉPANOCYTOSE CHEZ L’ENFANT
LA GREFFE DE MŒLLE: UNE PROCÉDURE
LOURDE MAIS PORTEUSE D’ESPOIR
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Mary M. C. CAMEROUN
Je suis redevable
de votre adresse au magazine AMINA. L’article sur la drépanocytose ayant
retenu mon attention, je viens vers vous solliciter quelques renseignements
au sujet de la pratique de la greffe de la mœlle osseuse.
En effet,
mon fils âgé de deux ans et trois mois est drépanocytaire SS. Il a déjà eu
trois transfusions sanguines. Malgré toutes les précautions prises pour
éviter les transfusions, il est toujours anémié. Ce qui fait croire que son
cas est sévère.
Je
souhaiterais que mon fils soit greffé. Pour cela veuillez me donner les
renseignements suivants :
- l’âge
indiqué pour l’intervention
- la durée
- le lieu
Y a-t-il des
risques pour l’enfant sur qui la moelle est prélevé ?
Votre
réponse me permettrait de prendre une décision. Je vous remercie d’avance.
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Docteur
Françoise BERNAUDIN
• Hématologue Pédiatre
Centre Hospitalier Intercommunal de CRETEIL
• Unité de Greffe
Hôpital Saint- Louis PARIS
Vous avez entendu
parler de la greffe de moelle, seul traitement de la drépanocytose qui permet à l’heure actuelle
d’espérer la guérison, en éliminant définitivement les globules rouges malades ...
Ce traitement
est, depuis 1988 proposé à l’enfant qui souffre des formes très sévères
de la maladie.
Le Docteur Françoise Bemaudin,
coordonne, à Créteil, le programme de greffe de l’enfant drépanocytaire
en France.
Nous lui avons
demandé de nous parler de ce traitement.
Ce traitement peut-il être proposé à tous les enfants
malades ?
Non, il s’agit
d’un traitement très lourd et risqué à réserver aux formes sévères de
drépanocytose. Les risques de la greffe et ceux de la drépanocytose devront
être pesés et discutés avec le patient et sa famille. La greffe sera ainsi
proposée aux patients à haut risque de survenue d’accidents vasculaires
cérébraux ou faisant de nombreuses crises vasoocclusives malgré les
traitements intensifs tels que l’Hydréa, ou ayant des atteintes osseuses
multiples (ostéonécroses).
En pratique, la greffe
est discutée dès qu’un programme transfusionnel à long terme s’impose.
De plus, il nécessite d’avoir un donneur compatible.
Qui peut être le donneur ?
Un frère ou une sœur HLA compatibles, peuvent être donneurs.
Ce traitement nécessite donc l’existence, parmi la fratrie du
malade, d’un membre ayant le même groupe d’histocompatibilité (pour
chaque membre de la fratrie la chance d’être HLA identique est de 1
sur 4). Celui-ci peut être AA ou AS au plan de l’hémoglobine.
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Quelles démarches
doit-il
effectuer ?
Une
fois son histocompatibilité établie, le donneur (s’il est majeur) doit
remettre au Tribunal de Grande Instance son accord écrit pour le prélèvement
de sa moelle. S’il est mineur, le donneur sera reçu en entretien devant
un comité d’experts comportant des pédiatres, psychologues, pour s’assurer
de son libre consentement.
Comment s’effectue le prélèvement
?
Le donneur est hospitalisé la veille du prélèvement et ressort
le lendemain. Le prélèvement se fait sous anesthésie générale, au bloc
opératoire, par ponction dans l’os du bassin. Il s’agit d’un geste non
dangereux mais nécessitant une anesthésie à visée antalgique.
La moelle osseuse a l’aspect du sang. Elle est collectée dans
une poche en plastique de transfusion, puis elle est injectée au receveur,
dans la journée, comme une simple transfusion.
Y a t-il des risques pour le
donneur ?
Le risque pour le donneur n’est pas plus important que celui
rencontré lors d’une anesthésie générale pour une opération simple comme
l’appendicite ou une amygdalectomie.
Le donneur n’est pas affaibli par ce prélèvement car la moelle
osseuse se régénère très rapidement, avec un apport complémentaire de fer et
de foldine.
Que se
passe-t-il pour le receveur ?
L’enfant devra être hospitalisé 6 à 8 semaines en «chambre stérile»
dans une unité de greffe.
On veille,
bien sûr avant tout, à la sécurité du patient, mais la présence intermittente
des parents est indispensable pour rompre l’isolement et
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soutenir
l’enfant.
Les
règles d’asepsie seront respectées : port d’un masque, d’une blouse
et de gants... L’enfant peut disposer de ses jeux préférés, de la télévision
et du téléphone, dont le rôle est fondamental pour le maintien du contact
avec l’extérieur.
Au plan médical, comment
se déroule le traitement ?
En
gros, il y a trois grandes phases : une première phase de préparation; une
deuxième phase où est effectuée la transfusion; et enfin la phase de
surveillance.
Quelles sont les caractéristiques
de la
phase de préparation ?
À l’arrivée dans l’unité, le patient est préparé pour la
greffe : pose d’un cathéter et prélèvement de moelle de sécurité. Pendant une
dizaine de jours, on lui administre le “conditionnement”. Il reçoit alors par
voie orale et intraveineuse un ensemble de médications dont le but est
d’éliminer ses propres cellules sanguines et d’empêcher le rejet des cellules
du donneur. Ce traitement entraîne habituellement la chute des cheveux qui
repousseront trois mois plus tard.
Comment s’effectue la greffe ?
Après cette phase de préparation, la poche de moelle du donneur
est injectée au receveur comme une simple transfusion. Les cellules
migrent et vont se nicher dans la moelle osseuse du receveur. Un traitement
par ciclosporine est administré dès la greffe et pendant un an environ
pour limiter le risque de «réaction du greffon contre l’hôte» appelée
GVH (Graft Versus Host), et celui du rejet.
Pendant
les trois premières semaines de l’hospitalisation, le receveur est en aplasie
(manque de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes); ce qui
nécessite des transfusions régulières. Au cours de cette période, la fièvre
peut survenir et nécessiter des traitements antibiotiques.
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Puis les cellules du greffon se multiplient et apparaissent
dans le sang du receveur : les globules «montent» .
C’est une période où le malade se sent moins fatigué mais où
peut se manifester une GVH sous forme d’une éruption cutanée ou de diarrhée
pouvant nécessiter un traitement spécifique.
Quelles sont ensuite les
précautions
à
prendre ?
Après
la sortie de l’unité de greffe, une surveillance étroite se fait en
Hôpital de Jour à raison d’une fois par semaine pendant deux mois, puis
tous les quinze jours et enfin une fois par mois. Une reprise scolaire
est en général possible trois à quatre mois après la greffe. Cependant
le receveur reste fragilisé au plan des défenses immunitaires durant
douze mois au cours desquels il reçoit un traitement par ciclosporine
(traitement donné pour limiter les risques de GVH et de rejet).
Quelles sont les chances
de réussite
?
Depuis 1988,
environ 170 enfants drépanocytaires ont pu être traités par greffe de moelle
osseuse dans le monde ( 1/3 en Belgique, 1/3 en France, 1/3 aux USA ) à
partir d’un membre de la fratrie HLA compatible. La guérison est définie par
l’existence d’une électrophorèse de l’hémoglobine comparable à celui du
donneur (AA ou AS). Elle est obtenue dans 85 % des cas.
Ces patientsvoient leur vie transformée. Ils ne sont plus anémiques
et ne font plus jamais de crises vaso-occlusives.
Quels sont les risques
pour
le receveur ?
On a enregistré des décès dans 7 % des cas, pratiquement tous
liés à la survenue d’une GVH sévère nécessitant des traitements
Immuno suppresseurs responsables secondairement de problèmes
infectieux. Le rejet a été observé dans 7 % des cas, mais l’état du
patient a été le plus souvent amélioré pendant plusieurs années avec
des taux d’hémoglobine fœtale élevés
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. Il faut cependant mentionner que ces deux risques, GVH et
rejet, ont été nettement diminués au cours des dernières années par une
modification du «conditionnement».
Il existe par ailleurs un
risque de stérilité induit par le conditionnement. De ce fait, il est proposé,
chez le garçon pubère, de congeler le sperme et chez la jeune fille, de
prélever et de congeler un ovaire avant la greffe.
L’avenir
offre-t-il de nouvelles perspectives de traitement ?
Oui. Les traitements par greffe de sang placentaire font partie
des traitements d’avenir.
Le sang contenu dans le cordon à la naissance est suffisamment
riche en cellules jeunes pour permettre de réaliser une greffe. On fonde
beaucoup d’espoir sur ces greffes de “sang de cordon” car les cellules de
sang placentaire exposent à un risque moindre de GVH et donc de toxicité. 44
greffes de sang placentaire ont été faites dans le monde pour des
hémoglobinopathies (33 thalassémiques et 11 drépanocytaires) et aucun décès
n’a été observé.
Ainsi, une congélation de sang de cordon de la fratrie à venir
peut être envisagée et discutée avec le médecin ayant en charge l’enfant
drépanocytaire.
Dépister
les formes sévères
D’autres perspectives
reposent sur la sélection des patients «à risque élevé» relevant d’une
indication de greffe.
Des progrès importants ont
déjà été réalisés au cours de ces dernières années : le doppler transcranien,
par exemple, permet le dépistage précoce de la vasculopathie cérébrale.
Développer
les banques de sang de cordon
Les résultats de la greffe étant
significativement meilleurs chez le jeune enfant, les perspectives résident
chez l’enfant drépanocytaire dans un dépistage précoce des formes sévères et
la proposition de congélation des sangs de cordon de la fratrie à venir. Il
existe par ailleurs des banques de sang placentaires qui pourront à l’avenir
donner une chance de greffe à des patients n’ayant pas de donneur HLA
identique dans la fratrie.
Propos recueillis par Françoise Fréard
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Numéro 33 décembre 2001
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Anémies Chroniques
et Erythropoïèse
Mécanismes, diagnostic et
traitements des anémies chroniques BONIFACIO - CORSE 21-23 septembre 2001
Organisé par : le Club du Globule Rouge, l’Association
Méditerranée-Hémoglobine et l’Université de Corse
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Ce congrès a réuni à Bonifacio, la perle blanche de la Corse,
tous les différents spécialistes de l’érythrocyte (globule rouge). Une
si petite cellule, une des plus simples et cependant si complexe, au
point que les scientifiques se spécialisent chacun sur un seul de ses
composants (membrane, enzymes, hémoglobine, groupes sanguins...). Ainsi,
ce congrès a servi à échanger et partager les connaissances de chacun
pour reconstituer le puzzle du globule rouge. La première journée fut
consacrée au métabolisme du fer, de l’heme, à l’érythropoïetine ( hormone
qui permet de fabriquer des GR) et de ses récepteurs pour finir sur
la régulation de l’érythropoïèse. La deuxième journée aborda les différentes
causes des anémies. La troisième journée traita des thalassémies et
des hémoglobinopathies.
La
Thalassémie en Corse Table ronde avec les associations
C’est la première fois, à notre connaissance, qu’en France,
les organisateurs d’un congrès scientifique invitent des associations de malades
d'hémoglobinopathies. En effet, une table ronde réunissant l’Association
Française de Lutte contre les Thalassémies (Corse), Thalassémia France
Méditerranée (Marseille) et SOS Globi (Ile-de-France) mit à profit cette
rencontre avec les chercheurs et les médecins pour faire connaître leurs
associations et leurs problèmes.
Madame Maulu-Tronci, présidente de l’AFLTH, ouvrit la
discussion, présenta son association et ses différentes activités en Corse.
La quasi totalité des thalassémiques de l'île sont membres
de cette association qui est bien connue localement et reçoit une aide
importante de la population.
Beaucoup de points communs entre associations furent soulevés.
Lorsque les malades eux-mêmes gèrent leur
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association, celle-ci est fragilisée par la maladie de leurs
dirigeants. Les associations peuvent subir des contrecoups qui rendent
difficile le suivi des actions entamées. Un appel fut ainsi lancé pour que
des valides, et pourquoi pas des chercheurs, viennent aider, activement, à la
bonne marche et au dynamisme des associations. Un autre point éclaira la
difficulté actuelle de rompre l’isolement de certains patients éloignés du
périmètre d’activité des associations. Internet est un outil qui participe au
rapprochement, cependant s’il est largement utilisé par le monde
scientifique, peu de patients (parfois en précarité) en jouissent.
Les associations présentes travaillent déjà entre elles,
cependant, il leur reste à faire beaucoup d’efforts.
Monsieur Sid Skandrani, a pour projet de faire une
fédération des associations de thalassémiques.
La particularité de ces malades est leur nombre
modeste vivant sur tout le territoire français, ce qui les isole même des
associations. Une association servant à la fois aux drépanocytaires et aux
thalassémiques n’est pas envisagée car le souhait majeur est que la
thalassémie soit reconnue pour elle-même et le risque est que les malades
thalassémiques, peu nombreux, soient noyés parmi les légions de drépanocytaires.
Cependant chaque association sert de relai aux autres, partage les
informations et elles se réunissent sur les sujets importants. Monsieur Sid
Skandrani a aussi le souhait de créer un site internet unique sur la
thalassémie, partagé par tous les protagonistes.
Les coûts de la recherche, tant scientifique que thérapeutique,
et son financement donna lieu à une discussion très informative. La
recherche sur les hémoglobinopathies a besoin de sommes importantes
pour développer de nouveaux traitements. La manière dont peuvent collaborer
les associations et les malades au dynamisme de la recherche fut soulevée.
Force de constater que ces associations présentes sont loin de pouvoir,
actuellement, aider utilement les chercheurs dans leur financement.
Nous
remercions les organisateurs de ce congrès, en particulier monsieur
Yves BEUZARD et madame Danielle LENA-RUSSO, qui ont œuvré à cette première
expérience de table ronde avec les associations.
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INFO
NATIONAL DES
MALADES
ATTEINTS DE
LA
DREPANOCYTOSE ?
Le programme du dépistage
néonatal a permis de préciser le nombre de malades naissant chaque année
atteints de drépanocytose. En revanche, le nombre de patients drépanocytaires
sur le territoire métropolitain n’est pas connu avec précision.
Les évaluations vont de 3 000 à 5 000.
Le réseau (R.C.D.) des médecins et chercheurs s'est donné
comme objectif le recensement de l’ensemble des patients suivis dans le
réseau, et de connaître enfin le nombre réel de malades atteints de
drépanocytose.
Le réseau a pris la décision de faire une étude épidémiologique
qui rassemblera les informations cliniques et biologiques des malades
drépanocytaires. Chaque médecin du réseau retournera ces données qui
seront analysées par les Dr R. GIROT, M. GUIGUET et V. MASSARI.
TOUS UNIS CONTRE
LA
DREPANOCYTOSE
Le 26 janvier, à l’UNESCO se dérouleront des journées
d’information sur la drépanocytose. Des journées partagées entre
l’information des professionnels de la santé et du public. Un événement qui servira
de baptême au Réseau Francophone de Lutte contre la Drépanocytose (RFLD) et
au lancement de DREPANET.ORG, un espace d’échange et de partage sur le net.
DREPANET se veut être un média utile. Outil d’éducation et de
sensibilisation, DREPANET combat l’isolement, tant des médecins africains que
des familles dans la souffrance. SOS Globi, présent dans le réseau
francophone de lutte contre la drépanocytose est un partenaire source de
documents et d’informations. SOS Globi participe à cette manifestation à
l’UNESCO, nous tiendrons un stand et, dans la mesure du possible, nous
Proposerons un dépistage.
Participez nombreux à ces journées.
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RESERVEZ
VOS
DATES 2002,
NE
MANQUEZ PAS NOS RENDEZ-VOUS !
Samedi 26 janvier à l’UNESCO
Journées
de présentation du Réseau Francophone de la Drépanocytose
www.drepanet.org : atelier de dépistage
Samedi 9 février 2002
Assemblée
Générale - Le point sur le nouveau traitement : l’Hydréa
Samedi 6 avril 2002
La
drépanocytose vécue par la fratrie
Samedi 5 octobre 2002
Le
point sur la recherche
Samedi 23 novembre 2002
La
scolarité des drépanocytaires
La caisse nationale d’assurance maladie a apporté son soutien
financier à l’AFDPHE
(l’Association
Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant)
pour l’édition d’un guide sur les maladies rares à destination des médecins
et de brochures d’information pour les parents, dont
“Comment élever un enfant ayant une
drépanocytose”
Cette brochure répond aux
questions des parents :
qu’est-ce que la
drépanocytose ? l’hémoglobine ?, pourquoi les parents A/S ont un enfant S/S ?
Quelques conseils sont
formulés : éviter les complications par une prise en charge rigoureuse, et
des conseils pratiques tels que : qui suit mon enfant ? Comment éviter les
infections ? Mon enfant prendra t-il des médicaments ? Comment lutter contre
les crises ? etc...
Ces guides sont
diffusés aux médecins référents qui les remettent aux parents.
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SOS GLOBI |
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