|
|
 |
|
 |
|
Globinoscope 29 |
|
|
• Revue trimestrielle de SOS Globi
|
|
|
GLOBINOSCOPE
|
|
|
Numéro
29
|

|

|

|
Décembre 2000
Janvier 2001
|
NOUS REMERCIONS
LA SOCIETE
VitalAire QUI PREND EN CHARGE LE
ROUTAGE
|
|
|
|
|
|
2001 : L'année d'un
nouveau pari !
2OO1, nous y voilà !
En cette nouvelle année, SOS Globi fêtera ses 10 ans.
10 ans c'est baucoup ! Une association qui tient ce temps
prouve qu'elle a su surmonter les difficultés itinérentes à une aventure
expérimentale et qu'elle a la volonté d'imposer son noble combat.
10 ans c'est peu ! Pour
faire connaître la drépanocytose.
Ce
qui compte n’est pas le chemin déjà parcouru mais l’avenir (bien qu’il faille
donner un grand coup de chapeau à l’équipe fondatrice et sa présidente madame
Thérèse Mutolo, mais aussi aux équipes successives et à tous les bénévoles
qui ont accompagné la croissance de notre association).
Aujourd'hui, il est
toujours important de garder à l'esprit les enjeux qui détermineront la
qualité de vie des drépanocytaires.
- Veiller, à ce que
les Centres de soins spécialisés puissent accueillir correctement les
malades, au renforcement des équipes (psychologues).
|
|
|
|
|
Numéro 29
|
Décembre Janvier 2001
|
|
|
HISTOIRE BELGE
Surfer sur le Web
réserve des surprises. On y trouve des témoignages, mais aussi l'histoire
d'une vie. Celle-ci se passe en Belgique et est racontée par un ou une
soignante anonyme.
www.md.ucl.ac.be/ebim/Mi9908b.html
|
|
Monsieur A - congolais - 29 ans - souffrait d’une drépanocytose.
Il s’était présenté 133 fois aux urgences depuis
14 années pour des crises vaso-occlusives très douloureuses qui ont nécessité
132 hospitalisations.
Pourquoi ces consultations ont-elles eu lieu aux urgences et non dans
une structure mieux adaptée ?
Au départ, les urgences se révélaient être la
première porte à pousser quand la douleur se manifestait, de jour comme de
nuit, jours ouvrables ou jours fériés.
Ensuite, le service répondant à sa demande, il
passa du statut de malade aigu à celui de chronique avec une prise en charge
médicale et paramédicale personnalisée.
Or le service des urgences ne doit en principe pas
assurer de suivi... Mais, pour permettre à Monsieur A de s’en sortir, les
responsables médicaux du service avaient choisi de prendre en charge celui-ci
envers et contre tout.
Afin de vous éclairer sur cette décision,
retraçons ensemble l’histoire de monsieur A.
Monsieur A est né en Belgique et a été très vite
placé dans une famille d’accueil, ses parents, pour des raisons
professionnelles ayant été rappelé au pays.
Monsieur A est donc bien resté en Europe pour y être soigné.
Ses parents envoyaient d’abord régulièrement de
l’argent ensuite, la situation politique se dégradant dans leur pays, cet
envoi ne fut plus qu’épisodique.
A l’époque où il séjournait dans sa famille
d’accueil, il bénéficiait d’allocations familiales et d’une mutuelle. A la
fin de ses études, il se rendit un an aux USA, ensuite à Kinshasa où il
essaya de travailler dans le domaine de l’imprimerie.
Vivre et se soigner sans droits
De retour en Belgique, sans domicile fixe, ses
droits acquis lui sont finalement retirés, ce qui veut dire ; plus de
travail, plus de mutuelle, plus de logement, plus d’argent.
Cependant, les crises deviennent de plus en plus
fréquentes et demandent des hospitalisations régulières. Cette situation ne fait qu’aggraver
|
son contentieux avec les cliniques. Face aux nombreuses pressions du
service financier, le service social a été amené à rechercher des pistes de
solutions.
Entre temps une nouvelle loi est parue au moniteur belge permettant
aux étrangers gravement malades de résider sur le territoire belge plus d’un
an avec le statut de résident. Monsieur A pouvait ainsi bénéficier d’une
mutuelle. Ces démarches ont abouti après un an de tractations avec l’Office
des étrangers.
Drépanocytaire, un malade comme les autres ?
Monsieur A continuera néanmoins à fréquenter régulièrement le service
des urgences. Outre l’aspect financier, la gestion de sa douleur nous
laissait parfois démunis.
De très fortes doses de morphiniques lui ont été administrées.
Avait-il réellement mal ou était-il en état de manque ? Tous les responsables
médicaux le connaissaient, mais aucun protocole thérapeutique n’avait encore
été clairement établi. L’expression de sa douleur n’était pas toujours
évidente pour nous, soignants.
Trouver un site de ponction devint quasi impossible. Une ou plusieurs
infirmières passaient quelques dizaines de minutes pour placer une perfusion.
Monsieur A était porteur d’un porth-à-cath qui a dû être enlevé en
raison d’une septicémie. Après quelques mois, un autre porth-à-cath a été
placé, ce qui facilita le travail des infirmières.
C'est mon choix
Dans un contexte souvent chargé, Monsieur A rôdait aux alentours du
service pour repérer des " têtes connues et réceptives " avant de
s’inscrire. Il avait un contact privilégié avec certains membres de l’équipe
et était plus renfermé avec d’autres. Ces dernières personnes étaient parfois
exaspérées par la répétition de ses visites difficiles à gérer.
Histoire d'une vie
A l’heure où nous rédigions ce texte, Monsieur A était en train de
décéder en hospitalisation provisoire.
Ce fut un moment intense et difficile pour toute l’équipe, car nous
l’avions suivi pendant 15 ans.
Merci, à ceux et celles qui ont, au-delà de la professionnalisé, su
donner à Monsieur A un peu de chaleur
humaine.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Globinoscope - Revue
trimestrielle de SOS Globi - Numéro 29
– Décembre-janvier 2001
|
|
ça se discute
WWW.rfi.fr/kiosque/Mfi/Sante/240800-0.html
La
drépanocytose de notre enfant, c'est la drépanocytose de toute la famille.
Drépanocytose : son impact familial
(MF
I) Des médecins togolais viennent de publier dans les Archives de pédiatrie,
une enquête pour évaluer les répercussions de la présence d’un enfant
drépanocytaire sur sa famille. Réalisé au sein de la consultation pédiatrique
du CHU Tokoin de Lomé, ce travail a concerné 103 familles. Il en ressort que
92 % des parents ressentent de la pitié pour leur enfant, 82 % souffrent
d’insomnie et les trois quarts se sentent frustrés et redoutent la mort de
leur enfant malade.
La
maladie a un impact réel sur la vie du couple parental puisque sept couples
sur vingt six qui se sont séparés, ont situé la maladie comme élément majeur
de leur conflit. Parmi les soixante trois couples toujours unis, onze
évoquent une détérioration de leur relation mise sur le compte de la maladie.
Enfin, la grande majorité des parents (88 %) admet avoir tendance à
surprotéger l’enfant drépanocytaire et 65 % évoquent des difficultés
financières liées à la maladie. Le Dr J.K. Assimadi, qui a dirigé ce travail,
estime qu’il est nécessaire de créer des réseaux de solidarité pour les
malades et leurs familles dans le but de diminuer leur souffrance.
Une association des familles en Belgique
Action
Drépanocytose
Sickle
Cell Anémia Action A.S.B.L.
Siège
social : 825/108 chée de Waterloo 1180 BRUXELLES
Télephone
02 610 51 03 -
GSM
: 0495 71 79 28 ou 0495 61 33 13
E-mail : drepanos@hotmail.com
|
Y a Pas Photo
|
|

|
Revue de presse
www.pediadol.org/lettrePed/drepano.html
Publication
sur la douleur de la drépanocytose
Child. Care Health Dev.23(2):
135-155, 1997, 40 ref
30
enfants drépanocytaires de 5 à 13 ans et leurs parents sont interrogés sur
l’impact de la douleur.
Les
enfants se dessinent eux-mêmes en dehors et pendant une crise douloureuse,
ceci lors d’une consultation intercritique.
Les enfants se plaignent que la douleur les empêche de jouer et de
voir leurs amis. Ils savent
distinguer la douleur d’origine drépanocytaire des autres douleurs. Le dessin de l’enfant en période de
douleur montre une réduction de la taille, une humeur triste, la localisation
de la douleur, un changement de couleurs et un niveau d’âge mental plus bas
que dans le dessin hors douleurs
Douleur
de
la drépanocytose,
perception des médecins
J Pain Symptom Manage 14 (3):
168-174,
1997, 20 ref.
Opinion
de 115 médecins hématologistes et urgentistes américains sur leurs malades
drépanocytaires et les traitements mis en œuvre.
Un
service de douleur est impliqué dans 26% des cas. Un protocole est disponible
aux urgences dans 17% des cas ; 48% utilisent les morphiniques aux urgences,
essentiellement le dolosal ; 47% des hématologistes utilisent la PCA.
La
crainte de toxicomanie est énorme : 9% des hématologistes et 22% des
|
urgentistes
pensent que plus de 5O% des malades adultes sont toxicomanes. 46% des
urgentistes pensent que 10% des enfants sont toxicomanes.
Commentaire
: La crainte de la toxicomanie chez le drépanocytaire n’est pas justifiée
(quelques cas rapportés sur des milliers de malades traités par
morphiniques).
Evaluation
des modalités d’admission directe des enfants drépanocytaires en crise :
enquête
par questionnaire sur les préférences des parents.
Br.Med.J. 315(7109):650, 1997, 3 ref.
Comparaison
entre 2 modalités successives d’admission des enfants drépanocytaires venant
pour crise, soit par les urgences, soit directement dans le service après un
appel téléphonique des parents, avec une feuille de prescription préétablie
disponible dans le dossier.
Les
25 familles interrogées préfèrent le 2ème système. Le délai jusqu’à
l’injection de dolosal passe de 38 minutes à 5 mn après l’arrivée de
l’enfant.
CMU du nouveau
Dans un premier temps, la Couverture Médicale
Universelle donnait aux personnes ayant un revenu inférieur ou égal à 3500
Francs la quasi gratuité des soins (limitation des soins dentaires, prothèses
auditives).
Ce
seuil excluait les personnes percevant l’allocation adulte handicapé pour un
dépassement de 70 francs !
Nous
nous sommes émus de cela et nous avons participé, sur l’initiative de
l’AMEDOM, à des réunions sur la CMU. Le Député-Maire de Créteil Laurent
CATHALA est intervenu à la chambre
des députés pour améliorer la loi.
Finalement,
le seuil a été remonté à 3600 francs, ce qui permet aux bénéficiaires de
l’allocation adulte handicapé de bénéficier aussi de la CMU.
Un
premier pas vient d’être effectué, cependant, la réflexion des législateurs
se poursuit…
|
|
 |
|
 |
|
 |
|
 |
|
SOS GLOBI |
|
 1_Qui sommes nous ?
 1_Qui sommes nous ?
 4_Rapport financier
 4_Rapport financier
 4_Rapport moral
 4_Rapport moral
 5_Nos affiches
 5_Nos affiches
 6_Action SoMaDre
 6_Action SoMaDre
 Groupes de paroles
 Groupes de paroles
 Interview
 Interview
 Témoignages
 Témoignages

|
 |
|
 |
|