Page en cours de chargement

FEDERATION des MALADES  DREPANOCYTAIRES et  THALASSEMIQUES

 

http://asso.orpha.net/SOSGLOBI/cgi-bin/plugins/iconeframe/frame2.php?lng=fr

 

INFO/FORUM

INFO OU INTOX
- VK 500, guérir la Drépanocytose ? A suivre
LE SIKLOS - Défendons notre avenir
- Le nouveau médicament orphelin SIKLOS injustement pénalisé
La drepanocytose
- Comment vivre la drepanocytose

Sondage
Estimez vous qu'il existe une réelle reconnaissance de la drépanocytose en France ?
 
Oui
Non
Résultats
GLOBINOSCOPE

 

VISITES

   visiteurs

   visiteur en ligne

RECHERCHE




Globinoscope 26

• Revue trimestrielle de SOS Globi

GLOBINOSCOPE

Numéro 26

mars 2000

NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN CHARGE  LE ROUTAGE

EDITORIAL

MOBILISEZ-VOUS

SOS Globi désire entrer en contact avec les associations, culturelles ou sportives, afro-antillaises.

Aux Antilles 1 nouveau-né sur 250 naît drépanocytaire (anémie hémolytique majeure).

30 % de la population de certaines régions d’Afrique est transmettrice de la drépanocytose.

Les objectifs poursuivis par SOS Globi en sont :

à travers les associations communautaires

- sensibiliser nos communautés à ce problème de santé public

- susciter la solidarité vers les malades

- créer un réseau associatif pour pérenniser les actions en faveur de la recherche sur les maladies génétiques du globule rouge.

IL FAUT MOBILISER LES COMMUNAUTES AFRO-ANTILLAISES, LA DRÉPANOCYTOSE, C'EST LEUR HISTOIRE. ORGANISER LA SOLIDARITÉ, C'EST LEUR RESPONSABILITE. POUR CE FAIRE, IL FAUT OBTENIR LE SOUTIEN DE NOS LEADERS POUR CRISTALISER NOS COMPATRIOTES AUTOUR DES ACTIONS AUX BÉNÉFICES DES MALADES. ARTISTES, SPORTIFS, INTELLECTUELS, SCIENTIFIQUES, POLITIQUES, AIDEZ-NOUS.

Nous avons besoin de votre soutien, du concours de nos communautés pour peser d’un poids suffisant sur les pouvoirs publics afin d’obtenir que l’une des principales maladies héréditaires en France ne continue pas à être absurdement négligée.

MAX PETIT-PHAR

Numéro 26                  

                    mars 2000

DREPANOCYTOSE A SAN FRANCISCO

 

Par Dora Bachir

A San Fransisco, un congrès réunit tous les ans les personnes impliquées dans la prise en charge de la drépanocytose (médecins, infirmières, assistantes sociales, psychologues) et les chercheurs (recherche fondamentale, thérapie génique...).

Deux témoignages ont retenu mon attention pour Globinoscope :

La double expérience d’une femme drépanocytaire homozygote SS et médecin

Dr MOORE (Newark, New Jersey) :

En premier lieu elle évoque les caractéristiques de la drépanocytose :

- absence de traitement curatif, complications aiguës et chroniques très variables au cours du temps et d’un patient à l’autre,

- il n'existe aucun moyen de prévoir l'arrivée des complications aiguës et ceci conditionne le malade qui doit vivre quotidiennement dans la crainte de la crise,

- le traitement de la douleur est souvent inadapté,

- l’attitude des médecins et des paramédicaux non familiarisés avec la maladie exaspère les malades. Puis, elle commente la vie de souffrance du drépanocytaire :

- accepter les assauts répétés de douleurs chroniques et aiguës,

- accepter la fatigue anormale, l’absentéisme au travail, quand il y en a, ou le chômage,

- vivre avec la peur de la mort, avoir des pensées d’inutilité, de dépendance (causer sans cesse du souci à ses proches).

Enfin, elle souligne l’ambivalence de ces pensées :

- en tant que malade, elle appréhende les séjours aux urgences, d’être confrontée à des médecins qui ne connaissent pas la maladie ;

- en tant que médecin : elle a peur de la dépendance à la morphine, de laisser passer une complication grave qui nécessiterait l’hospitalisation.

Elle privilégie dans la mesure du possible le traitement à domicile.

Face à la crise, l’environnement du drépanocytaire est important : il faut développer des alternatives de traitement à domicile avec des équipes compétentes, en liaison avec la famille, souvent des traitements personnalisés.

La drépanocytose :

entre inquiétudes et espoirs, une histoire racontée à deux voix

L’expérience du couple OHENE-FREMPONG (Philadelphie)

Le Pr OHENE-FREMPONG est pédiatre au centre de drépanocytose de Philadelphie. Il est reconnu par la communauté scientifique comme un éminent spécialiste.

Son épouse est vice-présidente de l’association américaine de drépanocytose.

Leur intervention dans ce congrès :

“ Vivre avec la drépanocytose ” et on s’attend à ce qu’ils rapportent l’expérience de familles confrontées au problème ; Cependant, lorsque madame prend la parole, c’est l’histoire de leur couple qu'elle raconte.

Une histoire “ banale ” entre un étudiant en médecine d’origine ghanéenne et une étudiante américaine issus tous deux d’une famille nombreuse. Ils s’aiment et envisagent d’avoir beaucoup d’enfants.

Quand leur premier garçon naît en 1972, 3 jours après la naissance, une annonce terrible va bouleverser leur vie : leur enfant a la drépanocytose homozygote, forme SS ; “ Que va devenir cet enfant ? la drépanocytose


Globinoscope   - Revue trimestrielle de SOS Globi -       Numéro 26          mars 2000

est une maladie grave ! ”. Devant l'inquiétude de ces parents, leur médecin répond : “ occupez-vous de votre enfant, laissez-nous prendre en charge la maladie ”. Cette mise en “ confiance ” par l’équipe médicale induira chez eux une raison constante d’espérer. Puis elle conte l’histoire de son enfant, photos à l’appui, évoluant au fil des complications de la maladie, et en parallèle les grandes dates des progrès de la prise en charge ; le dépistage néonatal, la prise de pénicilline quotidienne, le traitement des crises douloureuses, l’information et l'éducation des parents et enfin l’Hydréa qui lui apporte une qualité de vie meilleure en 1990.

LES GRANDES DATES DES PROGRES DE LA PRISE EN CHARGE DE LA DREPANOCYTOSE AUX USA

 1970 Dépistage néonatal

1973 Institution de la pénicilline quotidienne

1975 Diagnostic prénatal

1990 Hydréa

Leur enfant a maintenant 27 ans, fait des études, et mène sa vie (au point que sa mère s’inquiète quand il ne téléphone pas). Il a une seule sœur AS, née en 1978. Les parents ont eu recours au diagnostic prénatal.

Au Ghana, la coutume veut que les familles soient nombreuses, c'est un signe de réussite et de prospérité. Ce couple qui espérerait avoir beaucoup d'enfants, n’en a eu que deux sous la pression de la maladie ; alors que dire à la famille ? La drépanocytose a mauvaise presse et elle est cachée.

Quand il prend la parole, après son épouse, le Pr OHENE-FREMPONG le fait d’abord en tant que médecin plus que père.

“ La première fois que j’ai entendu parler de la drépanocytose, c’est au lycée, et j’ai réalisé alors que mon cousin germain (que j’ai toujours connu malade au

Ghana : crises de douleurs, hospitalisations) est mort à 14 ans de cette maladie. Quand j’étais étudiant à l’université, on m’a conseillé de me faire tester, car j’étais sportif (risque pour certains sports en altitude, du fait d’être transmetteur non malade AS) ; là, j’ai appris que j’étais drépanocytaire AS transmetteur, mais j’ai mis de côté cette information. ” “ Naturellement notre fils a fait toutes les complications connues : le syndrome pieds mains, les complications pulmonaires, le syndrome thoracique aigu, les calculs dans la vésicule avec nécessité d’opération. L’Hydréa a été un grand progrès dans sa qualité de vie, même si aujourd’hui il aurait voulu témoigner, mais une crise l’en a empêché. ”

Tout d’un coup, les larmes lui viennent et il dit : “ pour les parents, l’interruption de grossesse après le diagnostic prénatal est inacceptable ”.

Mais il se ressaisit et donne les raisons d’espérer. Leur témoignage est plein d'espérance pour les personnes présentes : la drépanocytose est une maladie sévère, difficile à supporter pour les familles, mais quand on voit le chemin parcouru depuis 20 ans, il faut être optimiste.

Les progrès à venir doivent améliorer la qualité de vie :

- initier les recherches sur le plan nutritionnel chez l’enfant (pour réduire les retards de croissance), - donner des documents d’information et d’explication aux familles en langage simple, - organiser la solidarité vers les patients drépanocytaires,

Sur le plan médical, on peut espérer des progrès importants pour le diagnostic précoce et le traitement des complications aiguës, des améliorations dans le traitement anti-douleur, le soutien psychologique.

Ces témoignages nous montrent que l'on est toujours démuni face à la drépanocytose, même si on est soi-même médecin et malade ou médecin et père. Nous espérons que cette lecture aura suscitée en vous l'envie de raconter votre histoire. Globinoscope est à là pour en témoigner.

 

Globinoscope numéro 26

Questions pour un docteur

Mon enfant, julien, aura bientôt trois ans. Il a une béta thalassémie mineure hétérozygote, trait génétique familial hérité du côté paternel.

Son traitement actuel est : des ampoules de vitamine B12, de l’acide folique en comprimé, du fer (poudre de chocolat) supprimé suite à une prise de sang il y a 1 an.

Suite à des recherches sur Internet, je suis tombée sur votre association. Vos guides sur la thalassémie m’intéressent, car plusieurs questions restent sans réponses pour le moment :

     - Est-ce que l’anémie est dû à la thalassémie ?

     - Comment savoir si la rate est grosse ?

     - Julien se plaint de douleurs dans les genoux, est-ce qu’il grandit ou est-ce la maladie ?

     - Quel sang a-t-il ? Celui de mon mari ou peut-il en avoir un autre ?

     - Existe-t-il un risque pour moi et celui de mon fœtus, pendant la grossesse ?

     -Y-a-t-il une association à Strasbourg ?

Merci de me répondre. .

Madame S.

Madame,

Si votre enfant est bien béta thalassémique hétérozygote, il est parfaitement sain au même titre que le parent qui lui a transmis le gène muté.

Comme pour toutes les maladies héréditaires se transmettant sur le même mode (mucoviscidose, myopathie, etc.) les hétérozygotes sont sains et ne justifient d’aucune surveillance et d’aucun traitement.

Quelle que soit la thalassémie "hétérozygote" (alpha, béta), Vitamines B12, acide folique et fer n’ont aucune indication.

En cas de thalassémie, il est essentiel que le diagnostic génétique soit porté précisément.

Voici les réponses à vos questions, en rappelant qu’elles ne vous concernent certainement pas :

     - L’anémie vraie n’existe que dans les thalassémies "homozygote".

     - La grosse rate se diagnostique par palpation abdominale et en cas de doute par une échographie abdominale.

     - Les douleurs des genoux ne sont pas spécifiques de la thalassémie.

     - Si vous parlez du groupe sanguin, il est totalement indépendant de la transmission d’un gène thalassémique.

     - Il est indispensable de faire une étude diagnostique fiable des deux parents, dans un Centre de référence, pour connaître les risques héréditaires de votre couple et le statut génétique possible de vos futurs enfants.

     - A Strasbourg, il n’existe pas d’association, cependant au Centre de Transfusion Sanguine des médecins compétents peuvent vous aider.

Le docteur Alain Goldcher, conseiller médical de SOS Globi, répond à vos questions.

Pour le contacter : une adresse : E-mail : alain.goldcher@hol. fr

SOS GLOBI
     6_Action SoMaDre

 

INFORMATION

 

INFOS MEDICALES

 

PATHOLOGIES

 

   up  Haut  up  

GuppY - http://www.freeguppy.org/
Site fonctionnant sous GuppY v4.0.3 - Licence Libre CeCILL - © 2004-2006

Page chargée en 0.04 seconde