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• Revue trimestrielle de SOS Globi
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GLOBINOSCOPE
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NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
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MOBILISEZ-VOUS
SOS Globi désire entrer en contact avec les associations,
culturelles ou sportives, afro-antillaises.
Aux
Antilles 1 nouveau-né sur 250 naît drépanocytaire (anémie hémolytique
majeure).
30
% de la population de certaines régions d’Afrique est transmettrice de la
drépanocytose.
Les
objectifs poursuivis par SOS Globi en sont :
à travers les associations communautaires
-
sensibiliser nos communautés à ce problème de santé public
-
susciter la solidarité vers les malades
-
créer un réseau associatif pour pérenniser les actions en faveur de la
recherche sur les maladies génétiques du globule rouge.
IL FAUT MOBILISER LES COMMUNAUTES AFRO-ANTILLAISES, LA
DRÉPANOCYTOSE, C'EST LEUR HISTOIRE. ORGANISER LA SOLIDARITÉ, C'EST LEUR
RESPONSABILITE. POUR CE FAIRE, IL FAUT OBTENIR LE SOUTIEN DE NOS LEADERS POUR
CRISTALISER NOS COMPATRIOTES AUTOUR DES ACTIONS AUX BÉNÉFICES DES MALADES.
ARTISTES, SPORTIFS, INTELLECTUELS, SCIENTIFIQUES, POLITIQUES, AIDEZ-NOUS.
Nous avons besoin de votre soutien, du concours de nos
communautés pour peser d’un poids suffisant sur les pouvoirs publics
afin d’obtenir que l’une des principales maladies héréditaires en France
ne continue pas à être absurdement négligée.
MAX PETIT-PHAR
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DREPANOCYTOSE A SAN FRANCISCO
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Par Dora Bachir
A San Fransisco, un congrès
réunit tous les ans les personnes impliquées dans la prise en charge de la
drépanocytose (médecins, infirmières, assistantes sociales, psychologues) et
les chercheurs (recherche fondamentale, thérapie génique...).
Deux témoignages ont retenu
mon attention pour Globinoscope :
La double expérience d’une
femme drépanocytaire homozygote SS et médecin
Dr MOORE (Newark, New Jersey) :
En premier lieu elle évoque
les caractéristiques de la drépanocytose :
- absence de traitement
curatif, complications aiguës et chroniques très variables au cours du temps
et d’un patient à l’autre,
- il n'existe aucun moyen
de prévoir l'arrivée des complications aiguës et ceci conditionne le malade
qui doit vivre quotidiennement dans la crainte de la crise,
- le traitement de la
douleur est souvent inadapté,
- l’attitude des médecins
et des paramédicaux non familiarisés avec la maladie exaspère les malades.
Puis, elle commente la vie de souffrance du drépanocytaire :
- accepter les assauts
répétés de douleurs chroniques et aiguës,
- accepter la fatigue
anormale, l’absentéisme au travail, quand il y en a, ou le chômage,
- vivre avec la peur de la
mort, avoir des pensées d’inutilité, de dépendance (causer sans cesse du
souci à ses proches).
Enfin, elle souligne
l’ambivalence de ces pensées :
- en tant que
malade, elle appréhende les séjours aux urgences, d’être confrontée
à des médecins qui ne connaissent pas la maladie ;
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- en tant que médecin :
elle a peur de la dépendance à la morphine, de laisser passer une
complication grave qui nécessiterait l’hospitalisation.
Elle privilégie dans la
mesure du possible le traitement à domicile.
Face à la crise,
l’environnement du drépanocytaire est important : il faut développer des alternatives de traitement à domicile
avec des équipes compétentes, en liaison avec la famille, souvent des
traitements personnalisés.
La drépanocytose :
entre inquiétudes et
espoirs, une histoire racontée à deux voix
L’expérience du couple OHENE-FREMPONG
(Philadelphie)
Le Pr OHENE-FREMPONG est pédiatre au centre de drépanocytose de Philadelphie. Il
est reconnu par la communauté scientifique comme un éminent spécialiste.
Son épouse est
vice-présidente de l’association américaine de drépanocytose.
Leur intervention dans ce
congrès :
“ Vivre avec la
drépanocytose ” et on s’attend à ce qu’ils rapportent l’expérience de
familles confrontées au problème ; Cependant, lorsque madame prend la
parole, c’est l’histoire de leur couple qu'elle raconte.
Une histoire “ banale ”
entre un étudiant en médecine d’origine ghanéenne et une étudiante américaine
issus tous deux d’une famille nombreuse. Ils s’aiment et envisagent d’avoir
beaucoup d’enfants.
Quand leur premier garçon
naît en 1972, 3 jours après la naissance, une annonce terrible va bouleverser
leur vie : leur enfant a la drépanocytose homozygote, forme SS ; “ Que va
devenir cet enfant ? la drépanocytose
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 26 – mars 2000
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est une maladie grave ! ”.
Devant l'inquiétude de ces parents, leur médecin répond : “ occupez-vous de
votre enfant, laissez-nous prendre en charge la maladie ”. Cette mise en “ confiance
” par l’équipe médicale induira chez eux une raison constante d’espérer. Puis
elle conte l’histoire de son enfant, photos à l’appui, évoluant au fil des
complications de la maladie, et en parallèle les grandes dates des progrès de
la prise en charge ; le dépistage néonatal, la prise de pénicilline
quotidienne, le traitement des crises douloureuses, l’information et
l'éducation des parents et enfin l’Hydréa qui lui apporte une qualité de vie
meilleure en 1990.
LES
GRANDES DATES DES PROGRES DE LA PRISE EN CHARGE DE LA DREPANOCYTOSE AUX USA
1970 Dépistage néonatal
1973 Institution de la
pénicilline quotidienne
1975 Diagnostic prénatal
1990
Hydréa
Leur enfant a maintenant 27
ans, fait des études, et mène sa vie (au point que sa mère s’inquiète quand
il ne téléphone pas). Il a une seule sœur AS, née en 1978. Les parents ont eu
recours au diagnostic prénatal.
Au Ghana, la coutume veut
que les familles soient nombreuses, c'est un signe de réussite et de
prospérité. Ce couple qui espérerait avoir beaucoup d'enfants, n’en a eu que
deux sous la pression de la maladie ; alors que dire à la famille ? La
drépanocytose a mauvaise presse et elle est cachée.
Quand il prend la parole,
après son épouse, le Pr OHENE-FREMPONG le fait d’abord en tant que médecin
plus que père.
“ La première fois
que j’ai entendu parler de la drépanocytose, c’est au lycée, et j’ai
réalisé alors que mon cousin germain (que j’ai toujours connu malade
au
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Ghana : crises de douleurs, hospitalisations) est
mort à 14 ans de cette maladie. Quand j’étais étudiant à l’université, on m’a
conseillé de me faire tester, car j’étais sportif (risque pour certains
sports en altitude, du fait d’être transmetteur non malade AS) ; là, j’ai
appris que j’étais drépanocytaire AS transmetteur, mais j’ai mis de côté
cette information. ” “ Naturellement notre fils a fait toutes les
complications connues : le syndrome pieds mains, les complications
pulmonaires, le syndrome thoracique aigu, les calculs dans la vésicule avec
nécessité d’opération. L’Hydréa a été un grand progrès dans sa qualité de
vie, même si aujourd’hui il aurait voulu témoigner, mais une crise l’en a
empêché. ”
Tout d’un coup, les larmes
lui viennent et il dit : “ pour les parents, l’interruption de grossesse
après le diagnostic prénatal est inacceptable ”.
Mais il se ressaisit et
donne les raisons d’espérer. Leur témoignage est plein d'espérance pour les
personnes présentes : la drépanocytose est une maladie sévère, difficile à
supporter pour les familles, mais quand on voit le chemin parcouru depuis 20
ans, il faut être optimiste.
Les progrès à venir doivent
améliorer la qualité de vie :
- initier les recherches
sur le plan nutritionnel chez l’enfant (pour réduire les retards de
croissance), - donner des documents d’information et d’explication aux
familles en langage simple, - organiser la solidarité vers les patients
drépanocytaires,
Sur le plan médical, on
peut espérer des progrès importants pour le diagnostic précoce et le
traitement des complications aiguës, des améliorations dans le traitement
anti-douleur, le soutien psychologique.
Ces témoignages nous
montrent que l'on est toujours démuni face à la drépanocytose, même si on est
soi-même médecin et malade ou médecin et père. Nous espérons que cette
lecture aura suscitée en vous l'envie de raconter votre histoire.
Globinoscope est à là pour en témoigner.
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Questions pour un docteur
Mon enfant, julien, aura
bientôt trois ans. Il a une béta thalassémie mineure hétérozygote, trait génétique
familial hérité du côté paternel.
Son traitement actuel est : des
ampoules de vitamine B12, de l’acide folique en comprimé, du fer (poudre de
chocolat) supprimé suite à une prise de sang il y a 1 an.
Suite à des recherches sur
Internet, je suis tombée sur votre association. Vos guides sur la thalassémie
m’intéressent, car plusieurs questions restent sans réponses pour le moment :
- Est-ce que l’anémie est dû à la thalassémie ?
- Comment savoir si la rate est grosse ?
- Julien se plaint de douleurs dans les genoux, est-ce qu’il
grandit ou est-ce la maladie ?
- Quel sang a-t-il ? Celui de mon mari ou peut-il en avoir
un autre ?
- Existe-t-il un risque pour moi et celui de mon fœtus,
pendant la grossesse ?
-Y-a-t-il une association à Strasbourg ?
Merci de me répondre. .
Madame S.
Madame,
Si votre enfant est bien béta thalassémique
hétérozygote, il est parfaitement sain au même titre que le parent qui lui a
transmis le gène muté.
Comme pour toutes les maladies
héréditaires se transmettant sur le même mode (mucoviscidose, myopathie,
etc.) les hétérozygotes sont sains et ne justifient d’aucune surveillance et
d’aucun traitement.
Quelle que soit la thalassémie "hétérozygote"
(alpha, béta), Vitamines
B12, acide folique et fer n’ont aucune indication.
En cas de thalassémie, il est
essentiel que le diagnostic génétique soit porté précisément.
Voici les réponses à vos
questions, en rappelant qu’elles ne vous concernent certainement pas :
-
L’anémie vraie n’existe que dans les thalassémies "homozygote".
- La
grosse rate se diagnostique par palpation abdominale et en cas de doute par
une échographie abdominale.
- Les
douleurs des genoux ne sont pas spécifiques de la thalassémie.
- Si vous
parlez du groupe sanguin, il est totalement indépendant de la transmission
d’un gène thalassémique.
- Il est
indispensable de faire une étude diagnostique fiable des deux parents, dans
un Centre de référence, pour connaître les risques héréditaires de votre
couple et le statut génétique possible de vos futurs enfants.
- A
Strasbourg, il n’existe pas d’association, cependant au Centre de Transfusion
Sanguine des médecins compétents peuvent vous aider.
Le docteur Alain
Goldcher, conseiller médical de SOS Globi, répond à vos questions.
Pour le contacter
: une adresse : E-mail : alain.goldcher@hol. fr
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