|
|
 |
|
 |
|
Globinoscope 23 |
|
|
• Revue trimestrielle de SOS Globi
|
|
GLOBINOSCOPE
|
NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
|
|
|
|
L'éditorial est réservé généralement au conseil
d'administration pour faire passer ses messages.
C'est aussi une ouverture, par des avant-propos, pour vous
donner l'état d'esprit du contenu rédactionnel.
C'est une ponctuation sur les débats d'actualité. C'est la
voix du président. C'est la voix officielle de l'association.
Cependant Globinoscope est votre journal, dont le sujet
principal tourne autour de vous. C'est l'expression du drépanocytaire ou du
thalassémique. C'est l'expression d'une souffrance, d'un espoir.
Aussi, il me semble exemplaire de laisser l'éditorial à un
drépanocytaire, présent lors de la dernière réunion d'information du Centre
de la drépanocytose, dont le sujet traitait du regard des autres. Ce sont vos
témoignages qui donnent de la force aux actions de SOS Globi. C.
Godart
Encore Malade !
A quoi s’engage-t-on quand on avoue être drépanocytaire ?
Sait-on se faire comprendre ?
Bien sûr, une crise peut vous surprendre à tout moment, et dans
ces conditions, dissimuler la maladie est difficile. Cependant, méfiance, le
vocabulaire est des plus obscures pour les non initiés ; Drépanocytose,
anémie hémolytique, crise, etc.… Regardez les yeux des autres, vous y lisez
la peur de la maladie, la crainte de la contagion, et finalement vous êtes
rejeté.
Expliquer la drépanocytose aux autres pour qu’ils comprennent
nos souffrances est une épreuve pour surdoués, à moins d’avoir un public
ayant BAC plus 10. Comment faire comprendre à un collègue de bureau, qu’en ce
moment tout va bien, et qu’un quart d’heure plus tard, la crise peut nous
transformer en “zombie”.
Je suis en crise ! Ce seul mot résume notre douleur car il est
atomique ! Je ne sais pas mieux expliquer cette souffrance. Pourtant
prononcer le mot “crise” fait peur aux autres et dans l’imaginaire de notre
auditeur cela se transforme en “crise de démence”. A notre tour, nous avons
peur que l’on nous prennent pour des fous ! Nous qui sommes victimes de ces
crises, la plupart du temps, nous les dissimulons, même à notre entourage le
plus proche. Nous nous culpabilisons de donner du souci aux autres.
Le simple fait de prévoir une sortie entre amis, de l’accepter
avec joie… et le moment venu, sous la pression et l’angoisse d’avoir une
crise être obligé de refuser de les accompagner sous n’importe quel prétexte,
nous transforme en être peu social. Pas faciles à vivre ces drépanocytaires,
n’est-cepas ?
Fatalement, nous avons la crainte de lasser notre entourage
avec notre maladie contrariante.
Et pourtant, notre entourage nous est indispensable. Nous
attendons qu’il nous rassure, qu’il soit présent.
L’incompréhension, finalement,
c’est d’entendre dire : quoi tu es encore malade ! Fortuné
|
|
L’AFM et les Maladies Rares, 11 années d’actions
|
|
SOS Globi est une association reconnue par l’AFM
pour
prendre en charge les maladies héréditaires du globule rouge : drépanocytose
et thalassémies.
SOS Globi est membre de l’association EURORDIS (maladies rares
et médicaments orphelins). Nous participons aux manifestations du Téléthon et
entrenons avec l'AFM des rapports les plus cordiaux, car tous les malades
souffrants d'un handicap, même caché, ont un intérêt à unir leurs réflexions
sur les problèmes de société pour améliorer leur qualité de vie. L'AFM nous
envoie régulièrement des informations. Un point sur 11 années d'actions
méritaient bien un document de synthèse où nous avons tiré ces quelques informations.
En premier lieu, et pour ceux qui ne seraient pas au courant,
l’AFM est une association de malades atteints de myopathies. Elle est bien
connue pour être l’organisatrice du Téléthon qui recueille les dons pour la
recherche des maladies génétiques.
Une partie des moyens financiers récoltés est consacré aux
problèmes communs à l’ensemble des maladies rares.
Un peu de vocabulaire : Une maladie rare est une maladie qui
atteints moins de 30 000 personnes. 80 % de ces maladies rares sont des
maladies génétiques.
Le Téléthon
L’AFM à collecté, depuis le premier Téléthon en 1987, 3412
millions de Francs
Entre 1991 et 1997, l’AFM a financé 383 programmes de
recherche portant sur 115 maladies rares (en dehors des maladies neuromusculaires
et des programme en thérapie
génique).
La drépanocytose en fait partie.
- 463 gènes de maladies ont été localisés et 74 gènes de
maladies ont été identifiés (fin 1998) grâce au laboratoire du Généthon.
L’AFM a contribué à une meilleure reconnaissance sociale de
l’ensemble des maladies génétiques.
L’AFM a financé ALLO-GENES : cette association, en partenariat
avec la Direction générale de la Santé, l’Inserm et l’Hôpital Necker a pour
but d’orienter les professionnels de santé et malades.
Allo-Gènes
: 0 801 63 19 20
|
Orphanet
En collaboration avec l’Inserm, l’AFM participe à la mise en
place d’une base de données sur les maladies rares et à terme sur les
médicaments orphelins, accessible sur Internet.
http://orphanet.infobiogen.fr
Liste des programmes de recherche annoncés sur Orphanet :
Effet modulateur des alpha-thalassémies sur la maladie
drépanocytaire
Dr Isabelle THURET - Centre de recherche en génétique médicale
GERGM - Faculté de Médecine - MARSEILLE
Coordination du réseau INSERM de recherche clinique sur la
drépanocytose
Pr Robert GIROT - Hôpital Tenon - PARIS
Nouvelles approches thérapeutiques et hétérogénéité génétique
de la drépanocytose
Pr Jacques ELION - Hôpital Robert Debré - PARIS
Etude de la rétinite drépanocytaire
Pr Pierre BEGUE - Hôpital Trousseau - PARIS
Protocole expérimental d’allogreffe de foie fœtal
(1er tr grossesse; fœtus atteints de maladies
héréditaires létales ou incurable)
Pr François FORESTIER - Institut de Puericulture –
PARIS
Données épidémiologiques
sur quelques maladies rares
Rétinites pigmentaires 30
000 personnes
Maladie de Huntington 6 000
personnes
Drépanocytose 5 000
personnes
Mucoviscidose 5 000
personnes
Maladie de Marfan 5 000
personnes
|
Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 23 – Avril 1999
|
Consultations
spécialisées
|
|
Voici, une
liste, des services spécialisés en maladies héréditaires du globule rouge et
des médecins, à conserver
|
|
île-de-France
Hôpital Robert Debré
Centre de la Drépanocytose
48, BD Serrurier
75019 PARIS
Dr Malika BENKERROU
Tél : 01 40 03 24 22
Hôpital Tenon - Service
d’Hématologie Biologique
4, rue de Chine - 75020 PARIS
Pr Robert GIROT
Tél : 01 56 01 61 97
Hôpital Trousseau
Service d’Hématologie
26, av du docteur A. Netter
75743 PARIS Cedex 12
Pr Pierre BEGUE
Tél : 01 44 73 62 20
Hôpital Necker Enfants
Malades
Consultations Pédiatriques
149, rue de Sèvres
75743 PARIS Cedex 15
Dr M. de MONTALEMBERT
Tél : 01 44 49 48 07
Hôpital Necker Enfants
Malades
Fédération de Pédiatrie
149, rue de Sèvres
75743 PARIS Cedex 15
Dr Gérard LENOIR
Tél : 01 44 49 48 82
Centre Hospitalier
Intercommunal de Créteil
Service de Pédiatrie
40, av de Verdun
94010 CRETEIL Cedex
Dr Françoise BERNAUDIN
Tél : 01 45 17 53 91
Hôpital Henri Mondor
Unité de Génétique Médicale
Centre de la drépanocytose et
des thalassémies
Service adultes
51, av du Mal de Lattre de
Tassigny
94010 CRETEIL Cedex
|
Pr Frédéric GALACTEROS -
Dr Dora BACHIR - Dr Alain
GOLDCHER - Dr Ketty LEEDr
Anoucha HABIBI
Tél : 01 49 81 24 43
Province
C.H.R.U. Hôpital Sud
Service de Pédiatrie
16, Bd de Bulgarie
35033 RENNES Cedex 09
Pr Edouard LE GALL
Tél : 02 99 26 71 62
Hôpital Robert Debré
Centre d’Hémophiles adultes
Rue Alexis Carrel
51092 REIMS Cedex
Pr Gérard POTRON
Tél : 03 26 78 78 78
American Memorial Hospital
Service d’Hémato-Oncologie
pédiatrique
49, rue Cognacq Jay
51092 REIMS Cedex
Dr Martine MUNZER
Tél : 03 26 78 78 99
C.H.R.U. Hôpital d’Enfants
Brabois - Service de Médecine
Infantile 2 H D J
5, Allée du Morvan - 54500
VANDOEUVRE-LES-NANCY
Dr Dominique STESCHENKO -
RENY - Tél : 03 83 15 47 34
C.H.U. de Grenoble
Laboratoire d’Hématologie
BP 217 X - 38043 GRENOBLE Cedex 09
Dr Gilles PERNOD - Dr Benoît
POLACK - Tél : 04 76 76 54 87
Hôpital Debrousse
Service d’Immuno-hématologie pédiatrique
29, rue Soeur Bouvier
69322 LYON Cedex 05
Pr Noël PHILIPPE
Tél : 04 72 38 57 57
C.H.R.U. Hôpital Nord
Service de Pédiatrie
42055 SAINT-ETIENNE Cedex 2
|
Dr Claude BERGER
Tél : 04 77 42 77 42
Hôpital d’Enfants de la Timone
Service d’Hématologie
pédiatrique
27, Bd Jean Moulin
13385 MARSEILLE Cedex 05
Dr Isabelle THURET
Tél : 04 91 38 67 76
Hôpital de l’Archet I
Service de Médecine Interne 1 Hématologie
151, Route de St Antoine de
Ginestière BP 3079
06202 NICE Cedex 03
Dr Pierre DUJARDIN
Tél : 04 92 03 58 24
Hôpital de la Miséricorde
Service de Pédiatrie
Avenue de l’impératrice
Eugénie - 20090 AJACCIO
Dr Jean-Baptiste FIESCHI
Tél : 04 95 29 90 63
C.H.U. de l’hôpital Dupuytren
service de Pédiatrie 1
2, av Martin Luther King
87042 LIMOGES Cedex
Pr Lionel DE LUMLEY
Tél : 05 55 05 68 07
Antilles
C.H.U de Pointe-à-Pitre
Centre Caribéen de
Drépanocytose - BP 465 -
97159 POINTE-A-PITRE
Dr Marie BELLOY - Pr Camille
BERCHEL - Dr Jean-Pierre
DIARRA -
Dr Maryse ETIENNE-JULAN -
Dr Claudine LE TURDUCHICOT
Dr Martin MUKISI-MUKASA -
Dr Y. SAMUEL-LEBORGNE -
Tél : 05 90 91 68 08
|
|

|
Questions pour un docteur
|
|
Le docteur
Alain Goldcher, Conseiller médical de Sos Globi, répond à vos questions.
Pour le conctacter : une adresse par courrier électronique E-mail :
alain.goldcher@hol. fr
ENURESIE ET DREPANOCYTOSE
L’énurésie est une fraction active, complète, involontaire et
plus ou moins inconsciente; en clair, l’énurésie est le nom médical du
symptôme qui consiste à “faire pipi au lit” ou “mouiller sa culotte dans la
journée”.
En général, la propreté complète étant acquise vers l’âge de 3
ans, l’énurésie pathologique concerne les enfants de plus de 4 ans. On estime
à 12% la fréquence des enfants qui souffrent d’énurésie, avec une majorité de
garçons.
Précisons d’emblée le vocabulaire médical : on distingue
l’énurésie diurne (culotte mouillée dans la journée) ou nocturne (“pipi au
lit”). Normalement, l’énurésie diurne persiste jusqu’à 15 à 24 mois et l’énurésie
nocturne jusqu'à 24 à 36 mois. L’énurésie est dite primitive si elle persiste
à un âge avancé sans aucune interruption depuis la naissance ; elle est
secondaire si l’enfant est resté propre sur une période de 3 mois. Les
énurésies secondaires sont souvent liées à des perturbations psychologiques (naissance
d’un cadet, changement de classe ou d’école, séparation des parents, mère
autoritaire, etc.).
Pourquoi
s'intéresser à l’énurésie des drépanocytaires ?
Pour deux
raisons essentielles : il semble que ce symptôme soit particulièrement
fréquent et surtout qu’il persiste tardivement, parfois jusqu’à l’adolescence
voire l’âge adulte. Pour le drépanocytaire et sa famille, cela peut
représenter une préoccupation supplémentaire qui justifie que les médecins
s’y intéressent.
Participez
à une enquête, transmettez vos témoignages à SOS Globi
Dans un
premier temps il serait souhaitable de réaliser une grande enquête dans les
familles de drépanocytaire pour évaluer la fréquence de l’énurésie et
comparer les malades avec leurs frères et sœurs non malades. Il faudrait
également que les parents qui ont été confrontés à ce problème transmettent à
l’association SOS GLOBI leur témoignage en particulier l’âge d’acquisition de
la propreté et sur les traitements essayés avec les résultats obtenus :
médicaments, appareil (“ pipi-stop ”), méthode du calendrier, interdiction de
boisson le soir (à éviter chez un drépanocytaire !), psychothérapie, etc.
Nous attendons avec Impatience vos témoignages.
SOS Globi Hôpital Henri Mondor, Service de Biochimie, 51
avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny 94010 CRETEIL
Tél. Rép. Fax : 01 53 31 06 80
E-mail : alain.goldcher@hol. fr
Docteur mon enfant fait pipi au lit, est-ce normal pour son
âge ?
|
|
 |
|
 |
|
 |
|
 |
|
SOS GLOBI |
|
 1_Qui sommes nous ?
 1_Qui sommes nous ?
 4_Rapport financier
 4_Rapport financier
 4_Rapport moral
 4_Rapport moral
 5_Nos affiches
 5_Nos affiches
 6_Action SoMaDre
 6_Action SoMaDre
 Groupes de paroles
 Groupes de paroles
 Interview
 Interview
 Témoignages
 Témoignages

|
 |
|
 |
|