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Globinoscope 22 |
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• Revue trimestrielle de SOS Globi
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GLOBINOSCOPE
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NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
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L’égalité, c’est faire plus
pour ceux qui ont moins
Les drépanocytaires et leur entourage sont en attente d’aides
et de soutiens divers, ce qui impose à SOS Globi des activités très
différentes dans des domaines où les compétences sont spécifiques.
Les besoins d’informations sont variés (sur la maladie,
les risques, la manière d’appréhender la drépanocytose…) et nous parviennent
aujourd’hui du monde entier (dernièrement d’Afrique, du Canada, de Belgique)
par l’intermédiaire de notre messagerie sur l'Internet. Les professionnels de
la santé sont aussi demandeurs (médecins, PMI…), en particulier les élèves
infirmières qui découvrent la drépanocytose à l’occasion de leurs études. A
travers le témoignage de ces jeunes filles, souvent d’origine antillaise ou
africaine, nous constatons le manque crucial d’information dans les
populations concernées par ces maladies génétiques. C’est là un enjeu de SOS
Globi : améliorer l’information de nos communautés pour que les prochaines
générations appréhendent sans angoisse la drépanocytose et surtout pour
qu’elles ne méconnaissent pas leur statut personnel vis à vis de cette
maladie.
Chaque année, le dépistage de la
drépanocytose à la naissance révèle plus d’une centaine de nouveaux enfants
malades.
C’est un progrès fantastique, car ces enfants
bénéficient d’une prise en charge médicale qui devrait améliorer leur qualité
de vie. Cependant, il nous faut veiller à ce que ces petits malades accèdent
tous aux soins, car l’exclusion sociale s’exerce aussi sur les familles de
drépanocytaires.
A l’occasion de ce dépistage, les
parents d’enfants malades découvrent une réalité bouleversante qui les plonge
dans un monde d’angoisses et d’incertitudes. Ces personnes, dans leur grande
majorité, ne bénéficient d'aucun soutien psychologique. Aussi,
attendent-elles une aide d'autres parents ayant vécu les mêmes souffrances.
Cela constitue un autre enjeu pour SOS Globi : combattre l’isolement, assurer
un accompagnement psychologique aux parents.
A l’hôpital Henri Mondor, près d’un
millier de jeunes adultes drépanocytaires fréquentent le Centre de la
drépanocytose et des thalassémies. Les problèmes socioprofessionnels sont
leur quotidien. Trouver un travail, et surtout le garder, fait partie de
leurs préoccupations majeures. Améliorer la qualité de vie, défendre le
drépanocytaire au sein de son univers professionnel est devenu aussi la
préoccupation de SOS Globi.
SOS Globi, un pas vers l'an 2000
Il n’est pas simple de faire passer l’information et de
sensibiliser aux risques. Il nous faut trouver encore des solutions efficaces
pour que la drépanocytose soit connue par nos communautés et qu’elles se
l'accaparent. Il nous faut venir en aide aux jeunes parents qui, aujourd’hui,
découvrent brutalement la drépanocytose de leur enfant. Nous avons des
actions à mettre en place : leur faire connaître notre association dans un
premier temps et leur proposer un soutien psychologique quand ils le
désirent. Grâce aux progrès de la médecine, les jeunes adultes
drépanocytaires seront de plus en plus nombreux à réclamer une vie sociale et
professionnelle de qualité, aussi, devons-nous nous préoccuper activement de
cet aspect. La drépanocytose est à affronter tous les jours. Aidez-nous à
mener à bien toutes ces tâches. Rejoignez-nous, la drépanocytose est le
combat de nos communautés afro-antillaises.
C.Godart
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Activité professionnelle et
drépanocytose
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Le
30 janvier 1999, la réunion habituelle d’information, réservée aux patients suivis au centre de la drépanocytose,
avait pour thème : “ Activité professionnelle et drépanocytose ”. Deux personnes
extérieures avaient été invitées : le Dr Jean-Louis BEAUMONT, médecin du
travail et Mr Marc DE MONTALEMBERT, professeur de sociologie qui projette de
faire un travail sur l’insertion des patients drépanocytaires dans la société
(vie quotidienne, professionnelle... ). D. Bachir
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Rôle du Médecin du travail
Le Dr Jean Louis BEAUMONT, médecin du travail
a déclaré :
"Le rôle de la médecine du travail en France, constitue une
avancée sociale puisque les salariés doivent être vus au minimum tous les
ans, voire 2 fois par an pour ceux qui occupent un poste de travail reconnu à
risque (poste de travail dit à risque pour le salarié ou pour la sécurité
d’autrui, exemple : grutier), pour les jeunes de moins de 18 ans et pour les
patients ayant le statut de travailleur handicapé.
Le rôle du médecin du travail est de déclarer l’aptitude au
travail du salarié et éventuellement de se prononcer pour adapter ou aménager
le poste de travail (horaire de travail, temps de repos, siège adapté... ) à
l'employé.
La démarche du médecin du travail vise à protéger le salarié.
Il y a obligation de reclassement professionnel si le poste ne
peut être aménagé :
- par exemple un patient drépanocytaire qui était laveur de
vitres à l’extérieur, et qui a eu plusieurs hospitalisations pour crises
douloureuses et / ou des problèmes pulmonaires aigus a été licencié parce
qu’il n’y avait pas de possibilité de lui trouver un autre poste adapté dans
l'entreprise. Cependant, il a pu bénéficier d'une formation rémunérée qui lui
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a permis d'une formation rémunérée qui lui a permis d'obtenir
un reclassement professionnel rapide et de trouver un travail plus adapté
à sa maladie.
De plus, le salarié peut, à tout moment, demander à consulter
le médecin du travail"
En fait, la discussion après cette intervention, fait émerger
une crainte très importante des patients par rapport à la rupture du secret
médical.
La plupart des patients ne déclarent pas la
drépanocytose au médecin du travail et c’est seulement s’il y a absence pour
crises douloureuses ou hospitalisation que la drépanocytose va être dévoilée.
Il est très important d’en parler avec l’équipe médicale du
centre de la drépanocytose, pour que des contacts s'établissent entre le
médecin du travail et le médecin du centre, pour aider le médecin du travail
à apprécier l’aptitude à un poste donné.
Madame Isabelle COLLETTE, assistante sociale du centre, évoque
le problème des patients hospitalisés en hôpital de jour pour un bilan ou une
transfusion régulière qui prennent souvent cette journée sur leurs jours de
congés pour ne pas déclarer leur maladie à l’employeur.
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi - Numéro 22 – Février 1999
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pour cette journée d'hospitalisation doit être prise en compte
par l’employeur.
Une mère d’enfant drépanocytaire rapporte l’expérience de son
fils de 16 ans l/2, actuellement en apprentissage pour un CAP de cuisine, en
alternance (scolarité, apprentissage) : travail pénible, 9 heures par jour,
toujours debout, avec une seule pause de 15 minutes, écarts de température,
chambre froide...
Depuis le début de l’apprentissage, en septembre, ce jeune
homme a eu 3 crises avec nécessité de deux hospitalisations, une crise étant
gérée à domicile avec absence.
Il est certain que l’apprentissage de ce type de métier risque
de déclencher des crises qui posent problème et qu’il est difficile de faire
prendre conscience à ce jeune que la filière qu’il a choisie n’est pas
l’idéal.
Cependant le docteur BEAUMONT, médecin du travail, insiste sur
le fait que, même en apprentissage, il peut y avoir aménagement du poste et
des horaires par rapport à la maladie.

Le regard des autres
D’autres problèmes ont été abordés. Le vécu du handicap par
les patients qui ressentent un sentiment d’infériorité physique mêlé à une
grande angoisse par rapport à l’imprévisibilité des crises douloureuses qui
tombent toujours au moment critique de la vie : examen, début d’un travail...
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La prochaine réunion du 27 mars à 9h3O abordera les aspects
psychologiques, centrés sur le regard des autres, vu par
les patients et leur entourage direct : famille, collègues de travail ;
soignants à l’hôpital et à l’extérieur...
Un Conseil juridique
Il ressort aussi de cette réunion qu’il serait important d’avoir
un conseil juridique personnalisé pour les patients.
Une patiente a exposé le problème qu’elle a vécu : après
qu’elle ait prévenu ses collègues d'une future intervention chirurgicale
(pose de prothèse de hanche) son employeur a prononcé un licenciement “
économique ”, ceci avant qu'elle ne s'absente réellement pour son
hospitalisation.
La législation n’a pas été respectée par rapport aux 2 mois de
préavis et la patiente a signé le protocole de licenciement économique sous
la pression de l’employeur.
Il est important que les patients sachent que l’équipe du
centre est là pour répondre à ces questions et tenter de trouver des
solutions.
Dans ce cas précis, le licenciement étant intervenu en février
98, il paraît difficile d’intervenir maintenant.
L’association SOS Globi va étudier les possibilités d’obtenir
une permanence juridique gratuite pour les patients ; les problèmes sont
importants dans ce domaine : déclaration de la maladie lors d’une demande de
prêt immobilier, assurance vie, droit dans le travail, maintien en France...
Les RENDEZ-VOUS de SOS
Globi
Samedi 13 mars :
Assemblée générale
SOS Globi un pas vers l'an 2000
Samedi 26 juin :
La recherche clinique de la drépanocytose
Samedi 23 octobre :Thème
non défini
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Le droit à
l’exonération du ticket
modérateur ou 100%
Isabelle Collette, Assistante Sociale du Centre de la
drépanocytose
1) Qu'est-ce que le 100 % ? C’est la prise en charge de
la totalité des frais pour des soins liés à une affection médicale bien
déterminée.
2) Pour qui? Pour toutes les personnes
atteintes d’une maladie nécessitant un traitement long et une thérapeutique
particulièrement coûteuse (ALD) tels que les hémoglobinopathies homozygotes,
plus certains cas particuliers.
3) Qui le demande à qui? Votre médecin traitant
produit un certificat médical qui sera adressé au contrôle médical de votre
centre de sécurité sociale par l’assistante sociale du service de
drépanocytose.
4) Qui l’attribue ? Le médecin conseil donne sa
décision, éventuellement après examen du patient, au vu des éléments
médicaux, apportés par le médecin traitant. La durée de l’exonération est
définie dans le temps, mais est renouvelable.
5) En cas d’accord, que se passe-t-il ? Vous
recevez : - une notification de décision de votre centre de sécurité sociale
avec la date de début du 100% et la date de fin
- une nouvelle carte d’assuré social est fournie, comportant
l’indication de l’exonération
Les précautions à prendre
Le 100% ne couvre pas le
paiement du forfait journalier (70,00 fr. par jour) en cas d’hospitalisation
complète.
Attention : le 100 %
ne se renouvelle pas automatiquement.
- Il est nécessaire de
renouveler la demande 3 mois avant la date de fin d’exonération du ticket
modérateur.
- En cas de refus du 100%
ou autres problèmes, parlez-en au médecin du service.
- Afin de préserver le
secret médical, vous pouvez aussi obtenir une carte d'assuré social où
n’apparaît pas la motion 100%, bien que vous l’ayez effectivement.
Mi-temps thérapeutique : les règles du jeu
Après un congé maladie, la
reprise du travail se révèle parfois très éprouvante. C’est pourquoi la loi
offre la possibilité d’obtenir un temps partiel pendant une durée maximale de
quatre ans (généralement, elle ne peut dépasser un an). C’est ce que l’on
appelle le mi-temps thérapeutique. Il est prononcé par le médecin conseil
de la sécurité sociale en raison de l’impossibilité (constatée par
lui-même ou par le médecin du travail au moment de la visite de reprise),
pour le salarié, de poursuivre une activité à plein temps.
Les nouveaux horaires du
salarié fixés par le chef d’entreprise, doivent tenir compte des
prescriptions du médecin du travail. Sauf convention contraire, le salaire
de l’intéressé est réduit proportionnellement à son temps de travail. En
revanche son indemnité journalière de Sécurité Sociale est maintenue en tout
ou partie. Quoique ce temps réduit ne soit pas un temps choisi, l’entreprise
peut en outre bénéficier de l’abattement des charges patronales sur le temps
partiel, même si elle ne procède pas à une embauche compensatrice.
Le statut de travailleur handicapé permet
une aide aux entreprises
L’Agefiph a pour vocation d’aider les
personnes qui ont été reconnues handicaper par la COTOREP, qui ont le statut
d’invalide ou qui ont été victimes d’un accident du travail, à se maintenir dans
leur emploi. Elle peut aider financièrement les entreprises à aménager le
poste de travail pour les handicapés. Lorsqu’un employeur découvre qu’un de
ses salariés malades ne peut plus occuper le poste de travail habituel, cet
organisme peut verser une prime d’urgence de 30 000F à l’entreprise afin que
les mesures d’aménagement soit prises sans tarder, en accord avec le
médecin du travail.
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SOS GLOBI |
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 1_Qui sommes nous ?
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 4_Rapport financier
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 4_Rapport moral
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 6_Action SoMaDre
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 Groupes de paroles
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 Témoignages
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