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Globinoscope 19 |
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• Revue trimestrielle de SOS Globi
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GLOBINOSCOPE
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NOUS REMERCIONS LA SOCIETE VitalAire QUI PREND EN
CHARGE LE ROUTAGE
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La
réunion du 28 mars, au Centre de la drépanocytose et des thalassémies de
l’hôpital Henri Mondor, a réuni une cinquantaine de personnes autour du thème
“ Répercussions psychologiques ”. Le docteur Dora Bachir avait invité à se joindre
aux patients, madame Pascale Rosenberg, psychanalyste et ancienne interne du
Centre, madame Manuella Romero, psychologue clinicienne dans un service de
pédiatrie soignant des enfants drépanocytaires à l’hôpital Intercommunal de
Créteil et l’association SOS Globi, représentée par plusieurs membres du
bureau.
Passées
les quelques minutes naturelles de timidité, chacun s’est pris au jeu du
récit de ses propres expériences pour aller vers un échange d’idées et une
discussion passionnante, débridée et constructive. Patients, conjoints,
parents ont pu ainsi exposer leur point de vue et leurs difficultés à
appréhender les problèmes. Ils ont aussi clairement exprimé leurs demandes
d’aide à notre association, ainsi que les améliorations à apporter à l’hôpital
de jour.
Pour
notre part, nous avons à nouveau entendu que l’ensemble des patients est en
attente du soutien d’un psychologue. Ce fut l’occasion pour SOS Globi de
pouvoir annoncer que nous avons déposé une demande de financement d’un
mi-temps de psychologue auprès de la DASS.
Affaire
à suivre…
La
permanence de notre association au centre a été à nouveau évoqué. Cette
demande paraît prioritaire et quelques personnes se sont proposées
spontanément pour nous aider.
Afin
que vos différentes demandes aboutissent, vos témoignages sont primordiaux.
Chacun d’entre eux est, pour l’association, un levier permettant de s‘appuyer
sur des faits réels, afin d’élaborer le montage de dossiers administratifs.
Alors ne restez pas dans l’isolement, rappelez-vous : l’union fait la force.
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REPERCUSSIONS PSYCHOLOGIQUES
Voici quelques extraits de ce que certains ont pu
exprimer lors de la réunion du 28 mars, au Centre de la drépanocytose
et des thalassémies de l’hôpital Henri Mondor, .
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Vivre
au jour le jour
Pour une grande part, les drépanocytaires ressentent un
mal-être à travers l’idée de vivre au jour le jour. Ils ne peuvent envisager
l’avenir. L’idée de la mort est présente.
“ Je vis avec
“ l’épée de Damoclès “ suspendue au-dessus de ma tête ” a déclaré un malade.
Ceci les pousse à profiter intensément du temps qui passe, des événements,
agréables ou désagréables. Cependant, supporter le moment où intervient la
crise demeure difficile et souvent responsable de l’idée de vivre au jour le
jour. Le débat lancé, le docteur Dora Bachir rappelle qu’avoir des projets de
vie, de travail, est nécessaire et que cela aide à vivre.
Faire
le deuil de sa propre mort annoncée
M. J. 40 ans, drépanocytaire, psychologue
“ Vivre au jour le jour me dérange. Jusqu’à 23 ans j’ai vécu
avec cette idée qui me poussait à faire le maximum d’expériences en un
minimum de temps. J’étais confrontée avec l’idée de la mort, je déprimais,
j’avais des idées suicidaires. A 31 ans, j’ai réalisé que je n’étais toujours
pas morte… j’étais toujours en vie ! Cette idée qui aurait du être
formidable, m’a curieusement plongée dans une dépression. Pour m’en sortir,
il a fallu que je fasse le deuil de ma propre mort annoncée, que je réalise
que je n’étais pas un être privilégié qui connaissait l’heure de sa mort.
Aujourd’hui, je prends le temps de vivre, de déguster la vie. J’ai
envie de faire des projets. En définitive, nous autres drépanocytaires ne
sommes pas si différents du commun des mortels, car chacun d’entre nous
rencontre des déboires au cours de sa vie. Comme tout le monde, nous avons
besoin d’être entourés, de partager les instants de notre vie avec d’autres.
Notre différence, c’est la maladie. Notre tête et notre corps souffrent,
au-delà d’un petit bobo passager, d’une jambe cassée. La souffrance ne se
partage pas et chaque crise laisse une trace ”.
La
souffrance morale peut être complexe
D. M. 33 ans, drépanocytaire, contrôleur de gestion
“ Je suis
drépanocytaire et ma mère l’était aussi. Elle est morte quand j’avais deux
ans et demi.
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Je n’ai d’elle que la projection de l’image des
autres membres de ma famille qui me l’ont dépeinte comme une femme qui
souffrait. Cette souffrance morale, que je ressens fortement, s’ajoute à ma
maladie.
Je poursuis
actuellement une psychothérapie. Pour m’aider à supporter cette maladie
évolutive, j’ai besoin du soutien des autres et pour exorciser la
drépanocytose, je m’investis, à travers l’association, dans la visite et le
soutien de mes congénères drépanocytaires, lors de leurs hospitalisations. Je
suis également le secrétaire général de SOS Globi. J’ai souvent remarqué que lorsque
l’esprit va bien, le corps va mieux. ”
Le
problème posé par l’annonce
D. F. 44 ans, drépanocytaire, infirmière “ Je pense que la
découverte de ma maladie à 34 ans m’a évité d’avoir certains problèmes
psychologiques. Lorsque j’ai appris que j’étais drépanocytaire, cela m’a
presque rassuré. J’ai pu ainsi donner un nom à mes problèmes de santé et
expliquer rétroactivement mes douleurs et mes fatigues. Cela a permis aussi
de faire comprendre à mes proches que je n’avais pas les mêmes aptitudes
physiques qu’eux. Cependant, J’ai appris à mes dépens qu’il était difficile
de vivre cette maladie si fortement marquée par ses origines ethniques et
géographiques. ”
Comprendre pour mieux accepter sa maladie
M. J.
“ J’ai eu la chance de savoir que j’étais drépanocytaire à 4
ans. A 6 ans je connaissais le nom de ma maladie. A 8 ans j’étais capable
d’expliquer mes problèmes de santé. En fait, j’étais hospitalisée assez
souvent, et au cours des nombreuses visites des médecins, qui donnaient bien
souvent des cours sur la drépanocytose à une cohorte d’apprentis docteurs, je
n’en perdais pas une seule bouchée et j’ai ainsi appris à connaître ma
maladie. Je pense que plus on sait ce que l’on a et moins on a d’angoisse.
J’ai donc eu, dans l’ensemble, une enfance peu différente des autres enfants.
”
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Globinoscope -
Revue trimestrielle de SOS Globi -
Numéro 19 – Avril 1998
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Subir le racisme de la pathologie
M. J.
“ Je partage l’idée de la pesanteur des origines de la
maladie. Il faut dire que nous subissons, à l’occasion, le racisme ordinaire
mais aussi le racisme de la pathologie.
Combien de fois il m’est arrivé d’en savoir bien plus que le
médecin auquel je confiait mes maux. Nous provoquons la suspicion chez ces
médecins, en leur demandant de nous administrer un protocole particulier pour
calmer la douleur.
Je me suis aperçue qu’il existe une réelle différence, dans la
connaissance de la drépanocytose, entre les personnels des hôpitaux de
province et ceux des établissements parisiens. Vivant à Dieppe, Je crois être
une privilégiée, car un lien a pu enfin s’établir entre les médecins de
l’hôpital Henri Mondor et un médecin de l’hôpital dieppois pour me prodiguer
le suivi prescrit par le Centre.
Cependant, je préfère être hospitalisée en province, car je
suis mieux “maternée“. Les équipes médicales des hôpitaux parisiens sont
performantes, mais consacrent moins de temps à vous écouter. Dans l’ensemble,
pour m’être “frottée“ à beaucoup de médecins, j’ai le sentiment que pour eux,
le bon malade est un malade muet. ”
Pascale Rosenberg
“ Il est important d’affirmer sa personnalité, en veillant
toutefois à ne pas s’exclure de l’aide que vous apporte la médecine. ”
S’approprier sa maladie
D. F.
“ je pense qu’il est très important de s’approprier la
maladie. C’est notre souffrance, c’est notre corps, c’est à nous de décider
si ce que l’on nous propose nous convient. ”
Le
point de vue du conjoint
Mr D.
“ Mon épouse est drépanocytaire, elle n’est pas là aujourd’hui
car elle travaille. A ce stade de la discussion, je voudrais intervenir pour
faire passer trois messages. Le premier est un message d’espoir. Après une
suite de situations difficiles, nous avons eu le bonheur d’avoir un
enfant. D’autre part, ma femme a réussi une reconversion
professionnelle, elle est maintenant assistante sociale. Pour le deuxième, je
me fais son porte-parole par rapport aux difficultés que l’on rencontre dans
la vie et qui peuvent générer de graves problèmes. En effet, suite à un
incident administratif, mon épouse a fait une dépression sérieuse.
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Il est donc très important de veiller à ne pas déstabiliser
une personne déjà fragilisée par sa maladie et qui fait plus que n’importe
qui pour s’intégrer dans notre société. Il est dommageable que des médecins
du travail soient si peu informés et se montrent autant coupables
d’incompétence.
Elle a, néanmoins, trouvé de l’aide auprès de l’association
SOS Globi pour solutionner ce problème. Il faut également parler des
humiliations qu’elle a du subir lors des hospitalisations. Je suis tout à
fait d’accord pour dire que le racisme de la pathologie est réelle et je l’ai
constaté. Si, indéniablement, se faire soigner dans une structure spécialisée
comme le Centre est un progrès, il ne faut pas oublier le fait qu’elle vit
comme un grand stress la journée d’hospitalisation en Hôpital de Jour. Il me
semble que l’hôpital doit s’adapter aux malades et non le contraire. En temps
qu’époux, je voudrais vous dire que la souffrance est partagée. Peut-être
serait-il utile, pour relativiser le sentiment de mort, de pratiquer des
échanges avec d’autres personnes souffrant d’autres maladies dont l’échéance
est annoncée. Enfin je pose la question à l’association, que peut-on faire au
niveau professionnel pour se défendre et se protéger ? La société
n’aurait-elle pas un certain travail d’adaptation à faire ?
C.G.
répond pour SOS Globi
“ C’est en effet un sujet difficile, certainement commun à
d’autres maladies génétiques qui bénéficient des progrès de la médecine en
permettant aux jeunes malades d’avoir une vie d’adulte. Nous sommes
sensibilisé à ce problème. Avoir un travail permet d’obtenir les conditions
d’autonomie et d’indépendance qui assurent une qualité de vie “normalisée“.
Le bien être social agit, dans le bon sens, sur la santé. Nous avons évoqué,
à plusieurs reprises dans nos réunions, le problème du statut de travailleur
handicapé. Il est discuté et discutable, car chaque cas est un cas
particulier. L’objectif est de vivre une vie la plus normale possible, si la
maladie le permet bien sûr. Souvent, un entretien avec l’assistante sociale
du centre peut s’avérer bénéfique. SOS Globi tente également de faire évoluer
l’adéquation entre drépanocytose et vie professionnelle.
Nous réalisons aujourd’hui une enquête sur la vie
professionnelle des drépanocytaires. Je vous engage à remplir le
questionnaire, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Il est important
d’identifier les difficultés pour essayer d’apporter des solutions. Dans un
premier temps, nous espérons que l’expérience de quelques-uns pourra servir à
gommer certaines difficultés et que les informations seront utiles aussi aux
décideurs sociaux
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qui aménagent la réglementation.”
Témoignage d’un père algérien d’enfants drépanocytaires
“ En Algérie, nos problèmes sont différents. La prise en
charge est mauvaise. J’ai deux filles drépanocytaires, et toutes mes
économies servent à soigner mes enfants. Je suis en France actuellement, car
ma fille la plus jeune doit être splénectomisée à l’hôpital Henri Mondor.
Dans mon pays, je n’ai pas trop confiance. En Algérie, les transfusions
sanguines sont difficiles à obtenir par carence et désorganisation des
hôpitaux. Je suis aussi dans une association et nous organisons des collectes
de sang parmi nos amis. Vous le savez, notre pays connaît des heures très
difficiles et je prends des risques à sortir la nuit quand mes filles ont une
crise. C’est sur mon dos que je les amène à l’hôpital. Alors quand je vous
écoute, je me dis que malgré tout vous avez de la chance d’avoir l’essentiel,
c’est à dire l’accès aux soins. Ainsi, vous avez la certitude que l’on
s’occupe de vous correctement. Le message que je donne à mes filles, est le
suivant : elles doivent être courageuses, l’épreuve de la maladie ne doit pas
les empêcher de vivre comme tout le monde… et je m’emploie à les aider le
mieux possible pour qu’elle y arrivent.”
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Devenir un groupe de pression
Mme C. 58 ans, drépanocytaire
“ J’ai 58 ans et je suis drépanocytaire. Je suis très souvent
fatiguée. Les transfusions me redonnent vie. Mais je dois dire que j’ai la
chance d’avoir un mari qui me comprend et qui prend en charge les travaux
ménagers à la maison. j’ai passé mon enfance à avoir mal, à avoir
régulièrement la jaunisse. C’est seulement à 36 ans que j’ai su que j’étais
drépanocytaire. La permanence de l’association au Centre, nous permettrait de
rassembler tous les drépanocytaires et de mieux faire connaître les actions
de SOS Globi. Il faut devenir un groupe
de pression.”
Drépanocytose silence
Mr J. conjoint d’une drépanocytaire “ Il faut arriver à briser
le silence sur la maladie, le silence extérieur, le public ne connaît pas la
drépanocytose. Je vous propose d’étudier la possibilité de faire une campagne
d’information. je suis disponible pour vous faire une affiche dont j’ai
l’idée. Tout le monde connaît le panneau
“ Hôpital Silence “, sur ce modèle pourquoi ne pas faire une
campagne : “ Drépanocytose silence “ et l’afficher à l’entrée des hôpitaux. ”
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A
nouveau, la balle est dans notre camp. SOS Globi devra, pour répondre à ces
demandes, mieux s’organiser et, sans doute, une permanence active au Centre
nous permettra de créer un réel groupe, une famille. Cependant, cette
association est la vôtre. L’association a pour vocation d’aplanir les
difficultés personnelles des drépanocytaires, mais aussi de nous rassembler
pour devenir un groupe de pression, à l’instar de bien des organisations de
malades.
Soyez-en
convaincus, appropriez-vous votre maladie, c’est votre combat : faire
progresser la cause de tous pour bénéficier soi-même des progrès. Pour cela
il faut que chacun participe à la solidarité et se mobilise. Servez-vous de
SOS Globi pour briser le silence et faire fondre le racisme de la pathologie.
Vous devez de répondre présent à nos rendez-vous afin de montrer, aux autres,
la force de la mobilisation pour défendre vos idées.
Certaines
manifestations ont donc, des enjeux importants. Dès à présent, retenez le
rendez-vous de fin d’année, les 5 et 6 décembre 1998, date du Téléthon. Nous
devons prouver notre attachement à faire progresser la recherche et faire
reculer la maladie.
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Bilans
financiers approuvés en Assemblée Générale le 28 février 1998
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I Sur les livres
comptables de 1997
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CHARGES
Achats
6085
Assurances 879
Timbres,PTT 3735
Télécom 2023
Frais de gestion
(Photocopies, papiers) 7552
Organisation des manifestations 3700
Frais Financiers CCP 7
Dotation aux provisions 19120
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RECETTES
Ventes
tee-shirts,
AVIMS 2660
Collectes (Dons) 8180
Cotisations,
Adhésions 7700
Abonnements
Globinoscope 3200
Subvention (Créteil) 3000
Produits exceptionnels 3184
Reprise sur provisions 15177
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TOTAL
43101 F
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TOTAL 43101
F
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II Soldes en Caisse et sur
les Comptes bancaires au 31/12/1997
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Caisse
CCP
497,30 F 1384,21 F
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Banque
CE Livret
A
(Fond
de solidarité)
16288,16 F 950 F
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TOTAL
19119,67 F
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SOS GLOBI |
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 1_Qui sommes nous ?
 1_Qui sommes nous ?
 4_Rapport financier
 4_Rapport financier
 4_Rapport moral
 4_Rapport moral
 5_Nos affiches
 5_Nos affiches
 6_Action SoMaDre
 6_Action SoMaDre
 Groupes de paroles
 Groupes de paroles
 Interview
 Interview
 Témoignages
 Témoignages

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